Le centre des congrès, un projet inutile, inaccessible et en plus non rentable. Intervention de Yannick au Conseil de Rennes Métropole du 20 octobre 2016

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Monsieur le Président, chers collègues,

Cette délibération propose que la gestion du Centre des Congrès des Jacobins de Rennes soit assurée par la SPL « Destination Rennes ». Cette proposition est dans le droit fil des orientations de gestion de la Majorité en ce qui concerne ce type d’équipement. Il y a de notre part, quant aux choix des modes de gestion délégués de ce type, des interrogations. Au sein de cette assemblée nous avons déjà eu l’occasion d’intervenir sur cette thématique.

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Association « Comptoirs du doc », une mobilisation payante à souligner. Intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 27 juin 2016

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Madame la maire, chers collègues,

Cette délibération nous permet de revenir sur un moment difficile qu’a connu l’association Comptoirs du Doc. Notre conseil municipal avait approuvé l’an dernier les termes d’une convention liant les deux associations Lillico et Comptoirs du Doc. L’idée de projets communs n’ayant pu trouver de concrétisation satisfaisante, a amené la ville à une décision de rupture.

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Les Maisons de quartier rennaises : pour un retour dans le giron public ! Intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 11 mai 2015

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Madame la Maire, chers collègues,

 La proposition d’avenant à la convention avec la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de Bretagne concernant la Maison de quartier de Villejean et la Maison Verte nous permet de poser deux questions essentielles dans ce domaine.

La cohésion de l’animation socio-culturelle dans les quartiers et les emplois afférents à ces missions constituent à nos yeux les deux gros points d’amélioration à apporter à la situation actuelle.

Nous partons du principe que la population d’un quartier constitue un tout, partant de cela, avoir une maison de quartier, le Cercle Paul Bert et une autre entité comme la Maison Verte qui s’adressent, tous, à cette même population, pose la question de la cohérence, de la complémentarité organisée, donc de l’efficacité.

Quelle politique globale en direction des jeunes si chaque structure fait dans son coin ?

Nous prônons donc la reprise de l’animation socioculturelle des quartiers directement par la ville, en co-élaboration avec les associations.

Quelle politique de gestion du personnel cohérente si chaque structure se gère de manière autonome, sachant que diverses problématiques jalonnent la vie des associations concernées.

De nombreux exemples de conflits de personnes ont troublé ces structures. De plus ces personnels relèvent d’une convention collective particulièrement défavorable.

Nous prônons le rattachement de tous les personnels des structures au service du personnel de la ville.

Sans évolution de cet ordre, les habitants seront toujours confrontés à cet émiettement de l’intervention et d’offre socioculturelle dans leur quartier et les personnels confrontés à des conseils d’administration déconnectés les uns des autres, donc sans visibilité globale. Des problèmes identiques n’offrant pas les mêmes cadres de traitement n’aident pas à l’amélioration des conditions de travail et aux missions.

Réorienter la Maison Verte de Villejean avec la Maison de quartier de Villejean va dans le bon sens mais c’est l’ensemble qu’il convient d’unifier, c’est pourquoi nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Compte -rendu sélectif du Conseil Municipal du 15 septembre 2014

TNB-Le Pillouer : Après la publication du rapport de la chambre régionale des comptes, débat sur le bilan de la gestion de l’établissement. B.Careil (adjoint à la culture EELV) a présenté les principales conclusions du rapport (plutôt positives quant à la fréquentation et aux efforts de démocratisation) . Concernant les anomalies de gestion (utilisation de cartes de crédit, primes…) il a souligné le fait que l’intégrité des personnes n’était pas en cause, mais bien l’absence de mesures de contrôle. Il a plaidé au nom de la majorité pour une évolution du statut du TNB permettant un contrôle plus opérant, à l’occasion des prochains états généraux de la culture. Le PG nous avait communiqué leur projet de déclaration, nous l’avons jugé trop déséquilibré (mettant l’accent sur la supposée gabegie financière). Nous avons donc présenté notre propre déclaration, insistant plutôt sur le nécessaire statut public du TNB et notre refus de coupes claires dans le budget culturel, et rappelant notre condamnation de l’utilisation du fichier au bénéfice du PS. La droite a mené l’assaut comme prévu, en majorant les aspects financiers, et en rappelant leur projet axé sur le mécénat et le désengagement nécessaire de la puissance publique, citant comme contre-exemple la ville de Bordeaux (Juppé). Lire la suite

Affaire Thévenoud, TNB, des symptômes et un remède.

Après plusieurs séquences déstabilisatrices, le pouvoir est secoué par cette affaire. Un député de la République, M. Thévenoud, ne fait pas de déclarations d’impôts, oublie de payer son loyer. De plus il refuse de démissionner de son poste de député et insulte ainsi le peuple qui l’a élu. Cette situation est révélatrice de la nature de la 5ème République et des structures de pouvoir construites. Il existe aujourd’hui un entre soi des élites, en politique, dans l’entreprise, et dans la presse. La 5ème République repose sur le concept d’un pouvoir personnel, celui du Président, qui est sans égal au sein des vraies démocraties parlementaires. Cette situation permet de trahir dès le lendemain d’une élection les quelques engagements tenus lors de la campagne présidentielle. Un exemple nous a choqué, c’est celui du refus de l’amnistie des syndicalistes poursuivis pour leurs actions syndicales, souvent conduites dans le cadre de situations sociales désespérées. C’est révélateur d’un système où seuls les dirigeants ne doivent pas rendre de comptes. Le système est aujourd’hui contaminé par ce fait, un pouvoir souvent illimité et sans réel contrôle. Du coup certains de ceux qui occupent des postes au sein de l’exécutif national ne se sentent engagés par rien, notamment en ce qui concerne l’éthique et la probité personnelles. Pour Mrs Cahuzac, Thévenoud et d’autres à droite c’est bien entendu une absence flagrante de scrupules. Mais c’est aussi plus globalement l’absence de contre pouvoir, y compris d’un contre pouvoir en capacité de décider et de trancher, qui permet à ce type de situations d’exister. Ce schéma déteint aussi, à sa façon, au niveau local. L’exemple du rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur les exercices comptables 2009 à 2012 du TNB l’illustre. Il met en exergue des rémunérations de dirigeants qui progressent 10 fois, plus que celles des agents du TNB, des dépenses de frais de mission mal encadrées. Les effets de ces situations, de niveau de gravité certes différents, sont dévastateurs. A l’heure où le peuple travailleur souffre, voit la mise en cause de ses conquêtes sociales par un pouvoir PS, ces situations ne passent pas. Elles nourrissent, à juste titre, l’indignation et la colère. Etre au pouvoir ou en situation de responsabilité c’est avant tout servir, et non pas se servir. L’immense majorité des élus le sait et respecte ce principe. Pour autant il y a urgence. L’entre soi des élites sans contrôle est contaminant. Donnons nous les moyens d’agir ! La 6 ème République est une Urgence.  Nous pourrions commencer par un référendum révocatoire dans la circonscription dont M. Thevenoud est pour le moment l’élu. En ce qui nous concerne nous élus FdG/PG à la Ville de Rennes, nous demandons d’ores et déjà des explications et des décisions sur le TNB.

La MIR de Rennes : Incontournable pour la vie associative rennaise.

Comme le TNB, la Maison Internationale de Rennes a récemment fait l’objet d’un rapport de la Cour Régionale des Comptes. Les élus FdG et EELV ont profité d’une délibération lors du Conseil municipal du 15 septembre 2014 pour apporter leur soutien à la MIR :

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Forte de ces 78 associations adhérentes, la MIR occupe depuis 30 ans une place centrale dans le paysage associatif rennais en tant que lieu de ressources et de débats.

La mondialisation entraine une intensification des flux internationaux, notamment migratoires.

Terre d’émigration jusqu’au milieu du XXe siècle, la Bretagne est aujourd’hui une terre d’immigration. Les personnes migrantes s’installent dans les métropoles et notamment à Rennes et doivent avoir accès à leurs droits fondamentaux, sociaux et politiques.

Rennes, pôle d’attraction économique mais aussi humain doit donc adapter ses projets aux populations étrangères présentes sur son territoire, comme aux nouveaux arrivants.

Le projet associatif de la Mir a su s’adapter à ces nouveaux contextes. Au delà des jumelages, elle a su mettre en place des actions qui promeuvent l’interculturalité, la solidarité et la citoyenneté internationale. La maison des mondes, le projet Migor, les marainages sont autant d’actions concrètes qui permettent de construire une société plus solidaire où chacun a sa place, à travers des projets partagés sur le territoire local. Ainsi, il est étonnant de constater que la Cour des comptes considère que le jumelage a une dimension plus internationale que les migrations !

En mettant ses locaux à disposition, la Mir fédère les organisations et les encourage à travailler ensemble. A ce titre, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes, composé de militants et de personnes étrangères a vocation à continuer à se réunir à la MIR contrairement aux recommandations de la cour régionale des comptes. Comme le démontre la Mir dans sa réponse, rien dans la réglementation ne l’empêche.

Les élus d’EELV et du Front de Gauche demandent à La Ville de Rennes de maintenir son soutien financier dans le cadre d’un dialogue renouvelé afin de maintenir les emplois et donc les actions.

La MIR doit pouvoir continuer à répondre aux attentes des Rennaises et des Rennais et des associations internationales.

Affaire Le Pillouër : le rapport qui accable.

Monsieur Le Pillouër, ça suffit comme ça !!

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Après le coup d’éclat du Directeur du TNB pendant la campagne municipale (intervention en faveur de l’équipe socialiste sortante), le directeur du TNB fait à nouveau parler de lui à propos de la gestion de la structure dont il a la responsabilité.

La Chambre Régionale des Comptes pointe de graves manquements en matière d’utilisation des cartes bancaires pour les frais de déplacement, mission et réception, ainsi que les versements de primes en contradiction avec la convention collective ou les contrats de travail.

Concernant les procédures d’achat soumises aux principes fondamentaux du droit de la commande publique, les principes portant sur les règles de publicité et de mise en concurrence ne sont pas respectés.

Cette attitude de la part d’un haut responsable, de surcroît utilisant des fonds publics, est inadmissible. Alors que nos concitoyens sont appelés à se serrer la ceinture, et que les élus se doivent d’être exemplaires, il ne peut être toléré que des structures bénéficiant de fonds publics soient confiées à des personnes aussi peu scrupuleuses de l’utilisation de ces fonds.

Face à la suspicion que cela génère, ce manque de rigueur avéré doit conduire,

D’une part, à ce que Monsieur Le Pillouër démissionne de sa fonction de directeur du TNB, suivi de celles et ceux visés par ce rapport

D’autre part, à ce que la ville de Rennes exige avec les autres financeurs du TNB, une réorganisation en totale transparence, en s’inspirant du rapport de la Chambre régionale des Comptes

Enfin, il est nécessaire que soit diligentée une enquête interne, afin de vérifier l’utilisation des fonds dépensés avec les cartes bancaires du TNB, et d’ envisager si nécessaire des poursuites si des malversations ou des conflit d’intérêts étaient avérés.

Françoise Rubion et Yannick Le Gargasson élus Parti de Gauche Conseil municipal de Rennes