Utilisation du bâtiment Pasteur, une belle évolution ! Intervention de Yannick au Conseil Municipal du 23 novembre 2015

 

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Madame la Maire, chers collègues,

Notre vision de la ville est celle d’une ville où le centre reste un espace ouvert aux habitants quelle que soit leur condition sociale. Nous voulons de façon permanente lutter contre les tentatives et les tendances à la gentrification des centres des villes. Le projet tel qu’il est présenté est de ce point de vie positif, porteur, nous votons donc pour. C’est un signe qu’il faut retenir. Trop souvent les immeubles de centre ville, notamment les bâtiments hospitaliers, deviennent le réceptacle d’opérations immobilières de luxe. Ce n’est pas le cas ici. La diversité des utilisateurs, la présence simultanée d’éléments à caractère sociaux, de santé, scolaires, culturels, inventifs autour du numérique est riche et prometteuse. Il faudra sans doute rester attentif à la possibilité de permettre à terme la présence de professionnels de santé. Nous tenions à manifester explicitement notre approbation quant à la teneur de ce projet.

Merci de votre écoute.

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Crèche « Les Petits Rennais », ce n’est pas à la ville de financer ! Intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 23 novembre 2015

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Madame la Maire, chers collègues,

Nous ne pouvons bien entendu pas contester la création d’une nouvelle crèche, d’autant que, comme nous l’avons souvent pointé, la demande excède l’offre au sein de notre ville.

Cependant, subventionner une crèche organisée par l’association de petits et gros commerçants Le Carré rennais pose deux questions.

Premièrement, comme pour toute crèche d’entreprise, la crèche des Petits Rennais est mise en place prioritairement pour les commerçants et salariés de commerçants comme l’indique l’article 3 de la Convention qui lierait la Ville à l’association : « une attention particulière sera portée aux commerçants ou aux salariés de commerçants ». Alors que pour une entreprise ou un groupement d’entreprises cela peut paraître légitime, est-ce le rôle de la Collectivité de financer une crèche qui privilégie certaines familles à d’autres ?

Deuxièmement, nous nous interrogeons sur la cohérence géographique du changement de local. Bien entendu nous comprenons que le local situé au Colombier n’est plus adéquat, mais proposer comme nouvel emplacement des locaux rue de Flandres à Villejean surprend quand on connait le faible nombre de commerces situés dans cette zone.

En conséquence, nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Merci de votre écoute.

Agents des écoles, une colère légitime !

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Près de 700 agents de la ville travaillent dans les 83 écoles rennaises. Ils s’occupent des cantines, de la garderie, de l’animation périscolaire et de nombreux autres métiers.

Aujourd’hui, ces agents sont maltraités par la politique de la majorité. Les vacataires, sous-payés, disponibles à toutes heures, suivant les besoins, se voient attribuer des tâches éducatives qui ne sont pas les leurs. Les catégories C n’ont pas eu le droit à la prime, légitime, accordée aux catégories A et B. Partout ils sont en nombre insuffisant à l’instar de l’école Contour St Aubin où il manque 3 agents sur 13 par exemple.

Dès lors, comment ne pas soutenir les revendications suivantes : une augmentation de 150€ pour tous les agents titulaires des écoles, de 100 euros pour les vacataires et une prime de 450€ pour les catégories C qui ont été privés de prime ?

La colère qui s’est exprimée ce mardi 12 octobre par une grève bien suivie à l’appel de l’ intersyndicale et un rassemblement nous apparaît toute à fait légitime.

Madame la Maire ne répond pas pour l’instant à leurs revendications. Nous soutenons les personnels de la ville en action avec leurs organisations syndicales, et appelons Me Nathalie Appéré à respecter l’engagement de « déprécariser » les personnels concernés. Un plan de titularisation doit être proposé.

Les élus du Front de Gauche.

Fermetures de classes : quels moyens pour une réelle réussite éducative ?

Cette intervention au Conseil Municipal a été faite par Valérie Faucheux au nom des groupes écologiste et Front de Gauche. Il s’agissait de donner un avis auquel est annexé des recommandations à l’inspecteur de l’académie. Forts du même constat nos conclusions ont divergé puisque le groupe écologiste à voté favorablement à cet avis et nous défavorablement.

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Alors que l’école est présentée comme une priorité par le gouvernement, le groupe des Écologistes et le Front de gauche considèrent l’annonce par l’inspecteur d’Académie du département de fermetures définitives de six classes sur notre ville comme une bien mauvaise nouvelle, qui ne tient pas compte des réalités de terrain que parents et enseignants vivent au quotidien. En effet, les données sur lesquelles s’appuie l’administration de l’Éducation nationale sont en décalage avec celles collectées pour le moment par les directeurs d’école.
Cette décision est d’autant plus problématique que cinq de ces six classes se situent en secteur d’éducation prioritaire, secteurs pour lesquels la Ville a décidé d’investir des moyens supplémentaires en attribuant autant d’ATSEM que de classes maternelles, en déprécarisant des personnels pour assurer la stabilité des équipes, en ouvrant les activités périscolaires du midi aux enfants ne mangeant pas à la cantine. La décision de Monsieur l’inspecteur d’Académie
aura des conséquences lourdes pour ces écoles, créant de nouvelles difficultés pour la réussite des enfants et pour les équipes éducatives en place. Il est fort à parier que ces écoles vont devoir subir une augmentation des élèves par classe. Et pourtant, comme le précisent les conclusions des Assises académiques de l’éducation prioritaire en décembre 2013, « le nombre d’élèves par classe est un paramètre incontournable pour la réussite des élèves ». Et ce d’autant plus, lorsque dans ces classes, d’autres problématiques sont à prendre en charge : problèmes de comportement, dys (dyslexies, dysorthographies, dyscalculies) et prise en charge d’élèves ne maîtrisant pas la langue française.
Cette décision a des effets corollaires qui ne vont pas favoriser la construction du réseau d’éducation prioritaire. En effet, la fermeture de classes entraîne mécaniquement une diminution forte des décharges de direction pour les écoles élémentaires de Torigné et Guillevic, qui se réduiront à un quart de temps de décharge pour Torigné et un mi-temps pour Guillevic. Encore plus qu’ailleurs, les directrices et directeurs ont besoin de ce temps de travail hors de la classe pour mieux accueillir les familles, pour mieux coordonner le travail en équipe, faire le relais avec le quartier, ses structures et ses intervenants.
Et c’est d’autant plus contradictoire avec les enjeux de la nouvelle politique de la ville définis dans la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, qui se donne pour ambition de prendre
l’appui de tous les acteurs concernés, qu’ils agissent simultanément sur tous les leviers : développement social et culturel, revitalisation économique, emploi, rénovation urbaine et amélioration du cadre de vie, sécurité, citoyenneté, santé et éducation. Alors que la nouvelle politique de la ville affirme nécessaire une meilleure coordination, l’éducation nationale à Rennes ne donne pas les moyens aux coordonnateurs REP. À Villejean, Maurepas et aux Chalais, nouveau secteur où les partenariats quartier-école sont à construire, on ne leur attribue qu’un modeste mi-temps. Comment pourront-ils réellement agir en interne et en externe, à savoir être un soutien en termes d’innovation pédagogique au sein des équipe enseignantes et développer et maintenir les partenariats avec les structures du quartier, les éducateurs, être l’interlocuteur pour la mise en oeuvre du contrat de ville ?
L’ambition pour la réussite éducative mérite mieux qu’une simple gestion comptable de l’éducation, et ce d’autant plus dans les quartiers populaires. C’est pourquoi, nous apportons notre soutien aux parents et enseignants qui se mobilisent contre les décisions de l’inspection académique et qui devront à la rentrée prochaine subir les conséquences de ces fermetures.

Soutien aux personnels des crèches de la ville de Rennes

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Malgré quatre réunions avec des représentants de la majorité municipale et avec la Direction des crèches ainsi que plusieurs mouvements de grèves, les personnels des crèches de la ville de Rennes ne sont toujours pas écoutés leurs revendications pas prises en compte ; pire, ils sont qualifiés de « preneurs d’otages » des parents.

Pourtant, leurs revendications relèvent du bon sens. Ils souhaitent notamment que le délai de carence pour le remplacement d’un salarié en arrêt maladie soit réduit de 3 à une semaine. Le stress, l’épuisement ainsi que les problèmes de dos sont importants parmi les personnels des seize crèches rennaises dont certaines fonctionnent avec 9 salariés de moins que prévus, ce qui de facto nuit aux enfants pris en charge.

Ils revendiquent également une égalité de traitement avec les autres salariés en termes d’organisation d’aménagement et de réduction du Temps de Travail (OARTT), puisque seules les crèches travaillent sur une base 35h et non 37h30.

Pour nous, la puissance publique doit être un employeur modèle. Les revendications susmentionnées vont dans le sens d’une amélioration des conditions de travail des personnels mais aussi d’une amélioration de la qualité du service rendu aux familles. C’est pourquoi, en tant qu’élus vigilants aux requêtes des salariés de la ville de Rennes, nous soutenons les mouvements engagés par les employés des crèches et appelons à les soutenir mercredi à 11h place de la Mairie pour leur rassemblement. Nous exhortons par ailleurs Madame la Maire à donner les directives pour satisfaire les revendications exprimées.

Les élus du Parti de Gauche – Front de Gauche de la Ville de Rennes.

Intervention Yannick LE GARGASSON sur le financement des écoles privées, Conseil Municipal du 19 janvier 2015

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Madame la Maire, chers collègues,

Vous connaissez notre attachement à la laïcité. Le financement des écoles privées sous contrat d’association bien qu’étant une obligation légale ne nous convient pas. C’est pourquoi, même si cette délibération s’en tient aux dispositions de la loi, nous nous abstiendrons pour être en accord avec nos valeurs politiques.

La délibération suivante propose de valider une subvention pour l’Association des Fourneaux économiques, qui participe aux repas des enfants des écoles privées. Cette subvention est facultative, elle n’est en aucun cas rendue obligatoire par la loi ; c’est pourquoi nous nous y opposerons.

 

Merci de votre écoute.

Universités : un processus de fusion précipitée

Intervention de Valérie Faucheux – Délibération 18 Conseil d’agglomération du 20 NOVEMBRE 2014

1/ Contenu de la délibération 18 : Enseignement Supérieur – Recherche – Accompagnement stratégique et opérationnel pour la création de l’Université de Rennes – Université de Rennes 1 – Convention – Subvention

Pour réaliser la fusion des universités de Rennes 1 et Rennes 2 dans les délais impartis, une organisation interne aux deux universités a été mise en place depuis le mois de mars 2014. Cette organisation a besoin de l’appui d’une assistance à maîtrise d’ouvrage pour mener à bien tous les travaux préparatoires et accompagner le changement d’organisation induit par cette fusion. C’est pourquoi les deux établissements ont conjointement sollicité l’aide d’un cabinet spécialisé dans les changements organisationnels pour les accompagner dans la définition stratégique et dans la mise en œuvre de la nouvelle université de Rennes, autour de 3 volets : l’aide à la définition des axes de réflexion stratégique, de l’identité et du positionnement du futur établissement, l’aide à la définition de la nouvelle organisation du futur établissement et l’accompagnement à la conduite du changement. Une convention de groupement de commandes en date du 18 juillet 2014 a été établie entre l’université de Rennes 1 et l’université Rennes 2. Ce groupement de commandes a pour objectif de choisir un prestataire de services chargé d’émettre des recommandations dans le cadre de l’accompagnement stratégique et opérationnel de la création de l’université de Rennes. La convention désigne l’université de Rennes 1 comme coordonnateur du groupement. Rennes Métropole est sollicitée pour l’octroi d’une subvention. Le coût total du projet est estimé à 370 000 €.

Le Conseil est invité à :
– décider l’attribution d’une subvention de 100 000 € maximum à l’Université de Rennes1 pour la réalisation d’une mission d’accompagnement pour la création de l’Université de Rennes ;
– approuver les termes de la convention financière à conclure avec l’Université de Rennes 1, relative aux modalités de financement de l’action susvisée.

2/ Déclaration Valérie Faucheux

Universités : un processus de fusion précipitée

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Je m’abstiendrais sur cette subvention de 100 000€ destinée au recrutement d’un cabinet conseil en charge d’accompagner la fusion des universités rennaises.
Après avoir fait acter à marche forcée dans leurs conseils d’administration respectifs, cette fusion, la présidence de Rennes 1 et de Rennes 2 se retrouvent donc bien seules pour mettre en œuvre la création d’un établissement unique et appelle à la rescousse Rennes métropole. Pour preuve de mes affirmations, je tiens à rappeler les résultats des votes de ces conseils d’administration en mars dernier.
A Rennes 2, tous les représentants des étudiants et 1/3 des représentants des personnels s’y sont opposés
A Rennes 1, les résultats sont encore plus consternants : c’est plus des 2/3 des représentants des personnels qui ont voté contre. Si la fusion y a été adoptée c’est uniquement par le vote des personnalités extérieures.

S’il pouvait apparaître nécessaire de rapprocher les deux universités que ce soit en terme d’offre de formations, de recherche et de pratiques communes, on ne peut que regretter la précipitation et le manque de concertation dans le processus de fusion des deux universités rennaises avec les principaux concernés à savoir les personnels et les étudiants. Par ailleurs, cette décision met de côté totalement les projets en cours de réflexion de coopération avec les autres pôles universitaires de Bretagne et de Loire Atlantique.

Il existait des alternatives à la fusion : association, fédération, coopération renforcée. Par exemple, les universités du Nord-Pas-de-Calais n’ont pas eu besoin de fusionner pour harmoniser leurs actions en faveur des étudiants décrocheurs. Comment réussir cette fusion sans associer toute la communauté universitaire autour d’un projet pédagogique et scientifique construit. Malheureusement je doute qu’un cabinet conseil soit l’autorité capable de le faire.

Rythmes scolaires: « À Rennes, un risque de fuite vers le privé », Valérie et Yannick dans Politis

À Rennes, un risque de fuite vers le privé
Article paru dans Politis n° 1316 le 27 août

La réforme est mise en place depuis 2013, mais l’emploi du temps et les activités périscolaires sont contestés.

Rennes est passé à la semaine de 4,5 jours en septembre 2013. Les enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires publiques de la capitale bretonne, dirigée par le Parti socialiste depuis 1977, ont donc une expérience d’un an des nouveaux temps scolaires et périscolaires. Pour appliquer la réforme, qu’elle souhaitait depuis longtemps, la mairie a tenté de « mieux prendre en compte les rythmes de l’enfant et de favoriser les apprentissages sur une semaine plus équilibrée ». Le temps de classe est réparti sur 4 jours et demi, avec école le mercredi matin. Le matin, les enfants sont en classe de 8 h 45 à 12 h (1) ; l’après-midi, le temps d’apprentissage se déploie de 14 h 15 à 16 h 15 les lundi, mardi et jeudi, et 16 h le vendredi. C’est donc la pause méridienne qui est la plus concernée par les nouveaux temps périscolaires : pendant deux heures et quinze minutes les enfants sont censés déjeuner, participer à des ateliers ou faire la sieste, pour les premières années de maternelle.
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Selon la mairie, 600 ateliers gratuits, du sport au yoga en passant par la peinture, sont proposés aux enfants d’élémentaire et de moyenne et grande section de maternelle. Ces ateliers se déroulent soit à l’école, soit dans les structures associatives de quartier ou les centres d’animation. Problème, selon Évelyne Forcioli, du syndicat enseignant SNUipp 35, « la pause méridienne n’est pas le meilleur moment pour des ateliers périscolaires qui, d’ailleurs, ne sont pas si nombreux ». « Dans les quartiers les plus pauvres, où les familles avaient l’habitude de reprendre leurs enfants pour le déjeuner, le retour à 14 h est beaucoup trop tardif, surtout pour les maternelles, qui ont besoin de faire la sieste, analyse Valérie Faucheux, élue Front de gauche à la mairie de Rennes. Aussi, beaucoup d’enfants ne reviennent pas du tout à l’école l’après-midi, tandis que ceux qui restent à la cantine et à l’étude le soir se retrouvent avec plus de cinquante heures par semaine de présence à l’école. » Plusieurs acteurs, enseignants, parents, élus et syndicats dénoncent l’attitude de la mairie. « Ils ont fait comme ils l’entendaient malgré les demandes des comités de secteur. En fin de compte, la réforme n’a été soutenue ni par les familles ni par les enseignants », explique Valérie Faucheux.

Un questionnaire à destination des parents pour relancer le dialogue a été distribué en juin, dont les résultats seront publiés à l’automne 2014. « Rennes faisant partie des “villes éducatrices”, la mairie s’appuie sur ce statut pour imposer ses décisions sans réelle prise en compte de l’avis du reste des acteurs éducatifs », déplore Évelyne Forcioli. Valérie Faucheux s’inquiète quant à elle des conséquences d’une « défiance des parents, alors qu’ils étaient initialement favorables à la réforme. Il y a un grand risque de passage aux écoles privées, que les derniers arrêtés du ministère de l’Éducation nationale autorisent à ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires ». Plus globalement, la multiplicité des acteurs intervenant auprès des enfants provoque un « morcellement de la façon dont on s’occupe d’eux, et les parents ne savent pas à qui s’adresser », ajoute Yannick Le Gargasson, élu Front de gauche à la mairie.

Pour parvenir à un véritable périscolaire de qualité, Florence Prigent, membre du secrétariat UD-CGT 35, pense qu’il faudrait « embaucher du personnel qualifié, proposer des activités gratuites le matin et le soir, inclure tous les acteurs de l’école dans les négociations et, surtout, arriver à un projet cohérent en accord avec les besoins des enfants et les réalités locales ». Un idéal que beaucoup espéraient voir se concrétiser avec la réforme, mais qui ne semble pas à l’ordre du jour.
Nota Bene :

Photo : AFP PHOTO / FRED DUFOUR
http://www.politis.fr/A-Rennes-un-risque-de-fuite-vers,27983.html?ga_mess=