Rocade à 70kms/h, une bonne mesure qui ne résout pas tout le problème, intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 05 octobre 2015

Madame la Maire, chers collègues,

Nous souhaitons intervenir aujourd’hui sur le sujet de la rocade de notre ville, sujet d’actualité avec le passage d’une vitesse maximum limitée à 70kms/h sur la majeure partie de son réseau. C’est une bonne chose. En effet, personne ne nie l’impact certain sur le nombre d’accidents graves de la réduction de la vitesse. À 90kms/h la distance moyenne de freinage est de 64 mètres contre 44 lorsque l’on roule à 70kms/h. Concernant la pollution, nous attendons les statistiques qu’Air Breizh nous fournira dans un an mais les expériences réalisées dans d’autres grandes villes, comme Paris où la vitesse sur le périphérique a été abaissée de 10kms/h, montrent des taux de pollution en diminution.

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Cependant, cette mesure, très médiatisée, ne règlera pas tous les problèmes en termes de pollution compte-tenu des embouteillages fréquents. En effet, notre conseil pourrait se pencher sur l’héritage laissé par les équipes municipales précédentes à propos de la rocade. Construite en plusieurs phases, cette rocade a commencé par le sud de la ville en ne respectant pas les « règles de l’art » des ponts et chaussées puisque la priorité a été donnée à l’accès à l’hypermarché « Mamouth », empêchant la réalisation d’un échangeur normal, dit en « huit » porte de Nantes. Cette erreur de la municipalité de M Fréville fut suivie plusieurs années après par la municipalité de M Hervé à propos de l’échangeur délirant de la porte de St Malo. En cédant à l’hypermarché « Géant », les élus ont confirmé leur séduction par les lobbys de la grande distribution plutôt qu’au respect des règles de construction des routes.

La RN 24, sortie vers la Bretagne sud, traverse la ZI route de Lorient où travaillent près de 6000 personnes. Depuis 1975 et la création de la rocade le problème de sa traversé n’a toujours pas été résolu. Ni Rennes, ni Vezin n’ont permis que se réalise une jonction indispensable de la RN 24 avec la rocade. Nous avons ici trois points problématiques qui génèrent des bouchons conséquents et ceci régulièrement. Les flux de transit Est-Ouest et Nord-Sud passent par Rennes, les voies A84 et A81, les RN 12, 24 et 157, les RD 137 et 177 cumulent un trafic important avec les dessertes locales. Un passage de 102 000 véhicules par jour en moyenne est relevé en 2014.

Les pollutions, le bruit, les accidents, jalonnent à longueur de temps la vie de cette rocade. Qui dit bouchons, dit pollutions, donc qui dit agir contre la pollution, le bruit, dit prendre des décisions et mener des études adaptées aux besoins de tous. Il faut également ajouter les problématiques liées à l’ambition importante portée par Rennes et Rennes Métropole en termes de création de logements soit 75 000 logements en 17 ans avec un objectif moyen de 4 000 logements construits par an.

Pour toutes ces raisons, il est indispensable de mener une politique de transport en commun importante et surtout structurante. Le projet de RER (ou TREM) pour le territoire métropolitain est l’une des réponses à apporter. La moitié des communes de l’agglomération est traversée par l’une des cinq lignes de la SNCF aboutissant à la gare de Rennes. Il est possible de créer des vecteurs de transport collectifs aisés d’accès à l’intérieur de la rocade et à l’extérieur. C’est l’une des façons de réduire l’utilisation de la voiture sans pénaliser les usagers. Le vote de premières études de faisabilité a été décidé. Le montant des crédits affectés est assez restreint et malheureusement il n’est pas évoqué dans le document de modification de l’actuel Plan de Déplacement Urbain. Le processus d’études doit à notre sens s’accélérer et s’intensifier pour répondre à ce défi majeur. En complément de ce TREM il faut aussi développer les parkings relais et bien entendu les aires de co-voiturage.

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Tribune dans Les Rennais février 2015

Le dépassement régulier du seuil d’alerte de la pollution atmosphérique dans notre ville doit nous alerter. Nous en connaissons les causes : les échappements des voitures et les rejets de l’incinérateur de déchets de villejean, nous devons en tirer des ions.

C’est le chemin inverse qui est emprunté actuellement. À rebours des préconisations du Plan de Protection de l’Atmosphère, on désincite les usagers à emprunter les transports en commun en augmentant le prix des tickets et en installant des dispositifs sécuritaires pour traquer les fraudeurs. De lourds investissements devront également être réalisés pour l’incinérateur.

Si nous dirigions la ville et la métropole, nous commencerions par désengorger la rocade en installant un RER reliant les communes périphériques à la ville de Rennes, puis nous baisserions progressivement les tarifs des transports. Enfin, nous multiplierions les alternatives à l’incinération des déchets : recycleries, méthanisation, ateliers municipaux de réparation …

 

 

Intervention Françoise RUBION sur le rapport sur le développement durable, Conseil Municipal du 19 janvier 2015

Le rapport sur le développement durable est consultable ici

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Madame la Maire, chers collègues,

Nous avons trouvé ce rapport de très bonne qualité. L’articulation entre problématiques environnementales et sociales y est bien exposée et globalement les directions prises vont dans le bon sens. Ainsi, des dispositions sérieuses ont été prises sur les économies d’énergie, la nature en ville, les transports doux … C’est la raison pour laquelle nous exprimerons un vote favorable à ce rapport.

Il y a tout de même certaines insuffisances. Comme nous l’avons souvent signalé déjà, la lutte contre les problèmes de mauvaise qualité de l’air est primordiale, le rapport signale d’ailleurs que notre ville n’est que 18ème à ce niveau sur le plan national. Deux axes doivent être privilégiés pour diminuer de manière significative la présence de certaines particules dans l’air, en lien avec Rennes Métropole, la diminution du trafic routier et le remplacement de l’incinérateur de Villejean. Concernant le trafic, vous savez qu’un scénario de RER rennais existe, nous vous prions de bien vouloir le prendre en compte ; un tel projet aurait un impact direct sur le désengorgement de la rocade. La question tarifaire a également tout son sens ; moins il est cher, plus les citoyens sont incités à utiliser le transport en commun, qui est par ailleurs de bonne qualité dans notre agglomération. Concernant l’incinérateur de Villejean, vous connaissez nos arguments pour nous y opposer.

Ce sujet de l’incinérateur nous permet de faire le pont avec la délibération relative au projet « zéro déchet » que nous étudierons tout à l’heure. Nous sommes satisfaits de l’engagement de la Métropole et donc de la ville dans ce projet, projet que nous soutenons depuis sa création et pour lequel nous avons apporté notre signature.

Nous rappelons tout de même que le projet zéro déchet s’engage clairement contre les incinérateurs. Aussi, plutôt que de songer à remplacer certains fours obsolètes il semblerait plus pertinent, pour s’engager dans une réelle démarche d’élimination des déchets, d’investir dans d’autres structures plus écologiques comme le scénarise parfaitement le projet zéro déchet.

Nous terminerons par la lecture d’un des paragraphes du projet zéro déchet relatif à la question de l’incinération des déchets :

« Contrairement à l’idée reçue, et savamment entretenue, ces déchets divers et variés (en volume, en composition et en toxicité) ne disparaissent pas dans l’incinérateur comme par magie. Le mythe du feu purificateur a vécu : il est mensonger d’affirmer que les rejets des incinérateurs se cantonnent à de la vapeur d’eau. La réduction miraculeuse en volume de nos déchets n’est en réalité qu’apparente car, ironie du sort, l’incinération de déchets initialement non toxiques dans leur vaste majorité, produit des déchets… toxiques et des fumées… tout aussi toxiques ! Pour reprendre la célèbre formule du père de la chimie moderne, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier, 1789). Pour une tonne de déchets avalée par un incinérateur, celui-ci rejettera 6 000 m3 de fumées contenant des polluants divers (dioxines, furanes et métaux lourds, particules fines et ultrafines, etc.), environ 350 kg de résidus solides toxiques (mâchefers et résidus d’épuration des fumées ou REFIOM) et des effluents liquides (issus du traitement des fumées ou des mâchefers). »

Merci de votre écoute.

Intervention de Françoise Rubion sur le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA)

Contexte : il s’agissait de voter pour le PPA assorti de remarques (Pièce annexe 2)

 

Intervention délibération 24 – PPA

 

Monsieur le Président, chers collègues,

Pour cette délibération, il nous est demandé à la fois d’émettre un avis sur le Plan de protection de l’atmosphère mais aussi sur les réserves à ce plan. Lire la suite

Intervention de Yannick Le Gargasson au Conseil de Rennes Métropole du 19 juin 2014 sur le rapport d’activité de l’incinérateur de déchets de Villejean

Contexte : Ce rapport présente les activités de l’incinérateur de Villejean pour 2013. La quantité de mâchefers -résidus- (environ 18% du total des déchets) et de résidus des fumées (environ 4%) produite suite à l’incinération est globalement stable. Ils sont ensuite enfouis ou valorisés (les mâchefers servent à faire les routes). L’incinération permet de produire de l’énergie pour 20 000 logements. De nombreux soucis techniques font que la valorisation électrique et de la chaleur sont en baisse par rapport aux années précédentes. Les résultats environnementaux respectent les exigences légales mais il est écrit que ces études sont réalisées « par des organismes indépendants sous contrôle de la SOBREC (entreprise qui gère l’exploitation de l’incinérateur) ».

9f0734686d(Incinérateur de Villejean, photo metropole.rennes.fr) 

 Intervention : « On peut certes prendre acte des résultats sur les rejets atmosphériques, ils sont aux normes.

Il faut noter qu’ils ont été opérés par des organismes indépendants sous toutefois le contrôle de la SOBREC (exploitant du site) . C’est ainsi que le texte de présentation qui est proposé à l’assemblée de RM, le stipule. Qu’en est-il réellement de leur impartialité ? En général il est d’usage de solliciter des organismes tiers spécialisés et indépendants. C’est une pratique plus que courante (Etat, hôpitaux, établissements publics). Ce n’est a priori pas le cas de cette DSP (délégation de service public).

Pour objectiver les choses il est nécessaire à notre sens, élus du PG, de réaliser sur les populations concernées, celles qui sont à proximité de cet incinérateur, une étude épidémiologique sérieuse sur l’impact réel de ces fumées et rejets en terme de santé. Rennes Métropole a-t-elle l’intention de conduire une telle étude ? Elle est attendue par la population et les associations. Il faut répondre à ces attentes plus que légitimes »