Vigilance sur l’évolution du réseau de déchetteries, intervention de Yannick au Conseil de Rennes Métropole du 22 juin 2017

Nous votons ce soir les projets et montants de travaux pour trois des déchetteries pour déchet végétaux de la Métropole. Le budget prévisionnel est de 2 391 000 pour l’ensemble de ces trois opérations.

En Janvier 2017 nous avions Lire la suite

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Investir dans les alternatives à l’incinération plutôt qu’y engager à nouveau 83 millions d’euros. Intervention de Yannick au Conseil de Rennes Métropole du 30 mars 2017

Monsieur le Président, chers collègues,

Le contenu des travaux envisagés sur l’usine d’incinération et le montant de l’opération sont assez considérables. Les travaux concernent une restructuration massive de toutes les lignes de l’unité d’incinération de
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Intervention Françoise RUBION sur le rapport sur le développement durable, Conseil Municipal du 19 janvier 2015

Le rapport sur le développement durable est consultable ici

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Madame la Maire, chers collègues,

Nous avons trouvé ce rapport de très bonne qualité. L’articulation entre problématiques environnementales et sociales y est bien exposée et globalement les directions prises vont dans le bon sens. Ainsi, des dispositions sérieuses ont été prises sur les économies d’énergie, la nature en ville, les transports doux … C’est la raison pour laquelle nous exprimerons un vote favorable à ce rapport.

Il y a tout de même certaines insuffisances. Comme nous l’avons souvent signalé déjà, la lutte contre les problèmes de mauvaise qualité de l’air est primordiale, le rapport signale d’ailleurs que notre ville n’est que 18ème à ce niveau sur le plan national. Deux axes doivent être privilégiés pour diminuer de manière significative la présence de certaines particules dans l’air, en lien avec Rennes Métropole, la diminution du trafic routier et le remplacement de l’incinérateur de Villejean. Concernant le trafic, vous savez qu’un scénario de RER rennais existe, nous vous prions de bien vouloir le prendre en compte ; un tel projet aurait un impact direct sur le désengorgement de la rocade. La question tarifaire a également tout son sens ; moins il est cher, plus les citoyens sont incités à utiliser le transport en commun, qui est par ailleurs de bonne qualité dans notre agglomération. Concernant l’incinérateur de Villejean, vous connaissez nos arguments pour nous y opposer.

Ce sujet de l’incinérateur nous permet de faire le pont avec la délibération relative au projet « zéro déchet » que nous étudierons tout à l’heure. Nous sommes satisfaits de l’engagement de la Métropole et donc de la ville dans ce projet, projet que nous soutenons depuis sa création et pour lequel nous avons apporté notre signature.

Nous rappelons tout de même que le projet zéro déchet s’engage clairement contre les incinérateurs. Aussi, plutôt que de songer à remplacer certains fours obsolètes il semblerait plus pertinent, pour s’engager dans une réelle démarche d’élimination des déchets, d’investir dans d’autres structures plus écologiques comme le scénarise parfaitement le projet zéro déchet.

Nous terminerons par la lecture d’un des paragraphes du projet zéro déchet relatif à la question de l’incinération des déchets :

« Contrairement à l’idée reçue, et savamment entretenue, ces déchets divers et variés (en volume, en composition et en toxicité) ne disparaissent pas dans l’incinérateur comme par magie. Le mythe du feu purificateur a vécu : il est mensonger d’affirmer que les rejets des incinérateurs se cantonnent à de la vapeur d’eau. La réduction miraculeuse en volume de nos déchets n’est en réalité qu’apparente car, ironie du sort, l’incinération de déchets initialement non toxiques dans leur vaste majorité, produit des déchets… toxiques et des fumées… tout aussi toxiques ! Pour reprendre la célèbre formule du père de la chimie moderne, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier, 1789). Pour une tonne de déchets avalée par un incinérateur, celui-ci rejettera 6 000 m3 de fumées contenant des polluants divers (dioxines, furanes et métaux lourds, particules fines et ultrafines, etc.), environ 350 kg de résidus solides toxiques (mâchefers et résidus d’épuration des fumées ou REFIOM) et des effluents liquides (issus du traitement des fumées ou des mâchefers). »

Merci de votre écoute.

Intervention de Yannick Le Gargasson au Conseil de Rennes Métropole du 19 juin 2014 sur le rapport d’activité de l’incinérateur de déchets de Villejean

Contexte : Ce rapport présente les activités de l’incinérateur de Villejean pour 2013. La quantité de mâchefers -résidus- (environ 18% du total des déchets) et de résidus des fumées (environ 4%) produite suite à l’incinération est globalement stable. Ils sont ensuite enfouis ou valorisés (les mâchefers servent à faire les routes). L’incinération permet de produire de l’énergie pour 20 000 logements. De nombreux soucis techniques font que la valorisation électrique et de la chaleur sont en baisse par rapport aux années précédentes. Les résultats environnementaux respectent les exigences légales mais il est écrit que ces études sont réalisées « par des organismes indépendants sous contrôle de la SOBREC (entreprise qui gère l’exploitation de l’incinérateur) ».

9f0734686d(Incinérateur de Villejean, photo metropole.rennes.fr) 

 Intervention : « On peut certes prendre acte des résultats sur les rejets atmosphériques, ils sont aux normes.

Il faut noter qu’ils ont été opérés par des organismes indépendants sous toutefois le contrôle de la SOBREC (exploitant du site) . C’est ainsi que le texte de présentation qui est proposé à l’assemblée de RM, le stipule. Qu’en est-il réellement de leur impartialité ? En général il est d’usage de solliciter des organismes tiers spécialisés et indépendants. C’est une pratique plus que courante (Etat, hôpitaux, établissements publics). Ce n’est a priori pas le cas de cette DSP (délégation de service public).

Pour objectiver les choses il est nécessaire à notre sens, élus du PG, de réaliser sur les populations concernées, celles qui sont à proximité de cet incinérateur, une étude épidémiologique sérieuse sur l’impact réel de ces fumées et rejets en terme de santé. Rennes Métropole a-t-elle l’intention de conduire une telle étude ? Elle est attendue par la population et les associations. Il faut répondre à ces attentes plus que légitimes »