Budget 2017 de Rennes : abstention ! Intervention de Yannick au Conseil Municipal du 30 janvier 2017

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Le budget de 2017 présente les caractéristiques habituelles des budgets antérieurs. Il s’inscrit effectivement dans un contexte national de baisses des dotations. Nous avons évoqué à plusieurs reprises cette situation. Ce soir je m’arrêterai Lire la suite

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Budget de la ville de Rennes 2016 : abstention !

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Madame la Maire, chers collègues,

D’abord nous voudrions remercier les services et toutes les personnes qui ont permis que nous soit présenté un document aussi clair et bien organisé. Nous notons de réelles améliorations par rapport à l’année dernière à ce sujet, de forme et aussi de méthode comme en témoigne le succès de la procédure de budget participatif. Avec EELV nous avions promu ce budget lors de notre campagne municipale commune de 2014. Lire la suite

Budget 2016 de Rennes Métropole : analyses et commentaires

Le vote du budget annuel est un des votes clefs puisqu’il détermine les choix politiques en matière de recettes (imposition, tarification …) et de dépenses (investissements, services de la Métropole …). Malgré un empêchement professionnel incontournable l’empêchant de siéger le soir du vote, Yannick a travaillé ce budget en livre une analyse.

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En premier lieu il faut saluer Renne Métropole (RM) et les services pour la qualité de la présentation de la note budgétaire. Sa forme répond certes aux nouvelles exigences réglementaires de présentation par fonction, mais il y a une réelle volonté de pédagogie et d’illustration avec des chiffres et données, un glossaire des sigles qui éclairent avec pertinence des chiffres budgétaires souvent abstraits et peu lisibles.

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Débat d’orientation budgétaire, notre point de vue, intervention de Yannick au Conseil de Rennes Métropole du 21 janvier 2016

Cette intervention vient en réaction au Document d’orientation budgétaire pour l’année 2016, c’est-à-dire au document qui présente les grandes lignes, les grandes politiques qui seront menées cette année par Rennes Métropole et validée par le vote du budget en mars. Vous le trouverez ici.

ob_af2010_budget-of-punjab-2013-2014Mr le Président, chers collègues,

Le DOB pour l’année 2016 est un point clé de notre politique. Il est stratégique sur les orientations d’action de la collectivité. Il assure la cohérence et la continuité des politiques engagées en matière fiscale, environnementale, d’urbanisme, de services publics et bien sûr en termes d’investissements. C’est aussi un document qui intègre des données conjoncturelles. Elles sont aujourd’hui fortes, influentes et hétérogènes (contexte économique, fiscalité, désengagement de l’Etat, évolution démographique, migration).

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Lutter réellement contre les paradis fiscaux, tenir ses engagements. Intervention de Yannick au Conseil Municipal du 18 janvier 2016

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Madame la Maire, chers collègues,

Nous ne souhaitons pas intervenir sur l’ensemble de la délibération mais sur un seul point, fondamental : le recours aux services dLe banques ayant des activités dans les paradis fiscaux. Nous rappelons que ne pas traiter avec ces établissements est une de vos promesses de campagne.

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Les coupes dans les subventions aux syndicats : mauvais choix de la majorité. Conseil Municipal du 29 juin 2015

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Madame la Maire, chers collègues,

Cette délibération propose, fidèlement à ce qu’avait annoncé le budget primitif pour l’année 2015, de ne pas accorder de subventions à plusieurs syndicats (CGT et CFDT) ainsi que de minorer de 7000€ la somme versée à un autre (FO).

Les organisations syndicales, même ayant une situation financière stable, sont bien trop indispensables surtout dans le contexte actuel pour ne pas être soutenues financièrement. Une Mairie qui se dit de gauche est une Mairie qui à la fois écoute les syndicats et surtout concourt à leur renforcement car ceux-ci ont un rôle majeur dans l’émancipation des travailleurs. Il est donc indispensable de les soutenir, en toute indépendance.

Ceci pose d’ailleurs question pour la subvention suivante. En effet, il est mentionné que 2 syndicats (l’UNSA et la FSU) vont voir leurs subventions augmenter de 822€ pour 2015 compte-tenu du fait, je site, que « l’utilisation des subventions [est] conforme aux attentes de la Ville ». Cet élément nous interroge. Nous avons posé la question en Commission, sans réponse. La ville n’a pas à avoir d’attentes vis-à-vis des syndicats, ceux-ci sont indépendants et mènent leurs actions parfois en collaboration parfois en contradiction avec les collectivités.

Cette vision du rôle des organisations syndicales ainsi que les coupes dont plusieurs d’entre-eux sont victimes nous poussent à nous opposer à ces deux délibérations.

Merci de votre écoute.

Les agences de notation feraient elles aussi la pluie et le mauvais temps à Rennes

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Difficile de ne pas faire le rapprochement entre les 7 postes de balayeurs des rues de Rennes qui vont être supprimés et les injonctions récentes de l’agence de notation Fitch.

En effet, cette dernière a noté la ville « AA » pour ses performances en termes de gestion budgétaires. Elle précise toutefois que « Rennes mettra en œuvre une série de mesures d’économie, incluant une revue complète des politiques publiques, en vue de limiter la croissance de ses dépenses de gestion », par exemple la suppression d’aides aux syndicats de travailleurs. Ce n’est pas acceptable. Une agence privée qui n’a pour seuls référentiels que des éléments comptables, et donc aucune conscience des besoins de la population, ne peut pas s’immiscer dans la vie publique de notre ville.

Rennes a besoin de conserver au minimum ses 70 balayeurs, Rennes a besoin de nouveaux personnels dans de nombreux services dont le premier d’entre eux est les crèches. Rennes ne doit pas se soumettre à Fitch.

Les élus du Front de Gauche de Rennes.

Budget 2015 de la ville de Rennes, quelques bons points, beaucoup d’austérité !

Voici notre intervention qui a précédé les votes concernant le budget 2015 de la ville de Rennes.

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Madame la Maire, chers collègues,

Nous avons attentivement étudié cette proposition de budget. Sans angélisme ni dogmatisme, nous l’avons analysé en nous posant toujours les questions que chaque élu-e doit se poser, à savoir celle de l’intérêt général et des valeurs portées par le programme qui nous a permis d’être élu.

Le gouvernement, qu’une partie de votre majorité municipale continue de soutenir, ne vous rend pas la tâche facile, c’est le moins que l’on puisse dire. Cette année, à nouveau, l’austérité va continuer ses ravages, les dotations d’État vont baisser, de 8.6%, ce qui représente un manque à gagner de 5 millions d’euros pour notre ville. Bien entendu, puisque les autres collectivités territoriales subissent la même austérité, leurs participations budgétaires aux politiques publiques rennaises vont également diminuer, à l’instar de celle du Conseil Général qui sera abaissée de 5.8%. Rennes perdra ainsi au global 5.6 millions d’euros. Cette diminution a pour effet direct de réduire la capacité d’autofinancement pourtant indispensable à la conduite d’investissements publics nécessaires.

Nous observons deux choix que nous approuvons : à la fois la proposition de ne pas augmenter l’imposition mais aussi celle de garantir un endettement maîtrisé. Mais les déclinaisons budgétaires qui en découlent confirment nos divergences. Bien entendu certaines décisions nous conviennent tout à fait et nous les soutiendrons, à l’instar de la hausse de 50 000€ du dispositif « Sortir » ou de l’objectif d’augmenter progressivement la part du bio dans les cantines scolaires. Certains investissements nous paraissent également nécessaires, comme la construction du groupe scolaire Beauregard ou les 3 millions d’euros débloqués pour réaliser des travaux d’économie d’énergie.

Cela dit, qu’il s’agisse de la partie investissement du budget ou de la partie fonctionnement, plusieurs dépenses nous paraissent au mieux superflues, au pire inutiles voire nuisibles. En évitant ces dépenses, nous pourrions conserver des services publics de qualité à la disposition de tous et en récupérer d’autres affectés encore aujourd’hui en DSP.

Ainsi, par exemple, nous condamnons le projet d’aménagement aux prairies Saint-Martin, estimé à 1.5 millions d’euros, car en plus d’entraîner l’expulsion d’habitants et de fermer des jardins ouvriers, il est question de bouleverser le dernier espace naturel de notre ville pourtant riche en biodiversité. De la même manière les deux caméras de vidéo-surveillance prévues à République et Italie sont de l’argent gâché sur l’autel d’une prétendue baisse de l’insécurité alors que toutes les études démontrent le contraire.

200 000€ supplémentaires sont alloués aux écoles privées (+7% par rapport à 2014) dont il faut noter qu’une partie d’entre-elles n’a pas d’assise légale puisqu’il s’agit de dépenses informatiques pour lesquelles le Conseil d’État a précisé leur caractère facultatif dans une décision du 2 juin 2010. Globalement, ces dépenses auraient largement pu permettre de financer à budget constant les classes de découvertes pour les enfants, qui vont subir une coupe budgétaire de 3.5%. Pourtant les crédits de la caisse des écoles (70 000€) ont été basculés à budget constant sur la ligne budgétaire dédiée à ces classes de découverte. C’est votre choix politique. D’un côté vous souhaitez ouvrir le débat sur la Laïcité et de l’autre vous ne respectez pas les principes de la Loi de 1905. Les situations de cette nature rendront difficile à nos yeux la mobilisation du mouvement laïc et républicain.

De la même façon, l’austérité s’appliquerait à la prévention sanitaire (-3%), à la prévention de la délinquance (-5.5%), au budget alloué aux politiques du handicap et de l’accessibilité (-6%) alors qu’en parallèle le Carré rennais, qui regroupe un certain nombre d’entreprises dont des multinationales comme Carrefour ou Allianz, s’apprête une nouvelle fois à recevoir 91 000€.

Le sport est lui aussi victime de cette logique politique, puisque la piscine des Gayeulles s’apprête à fonctionner avec un budget raboté de 7%, tout comme les animations sportives extra-scolaires qui elles sont amputées de 11% de leur budget ; alors qu’en parallèle on distribue 150 000€ pour le tour de France.

Il ne s’agit pas là de nécessités économiques mais de choix politiques condamnables. Nous ne sommes pas dans une opposition de principe, nous reconnaissons par exemple que les efforts faits en matière d’économie d’énergie, de carburants et de frais de communication par la ville de Rennes sont salutaires. Pour autant nous ne pouvons pas voter en faveur d’un budget qui s’apprête de gré ET de force à mettre en place une politique d’austérité en diminuant notamment ses investissements de 35% par rapport à l’année dernière.

Les premières victimes en seraient les rennais Madame la Maire.

Comment pouvez-vous supprimer les subventions aux organisations syndicales, dans le contexte d’aujourd’hui où les permanences sont sollicitées par d’innombrables cas à défendre. Les salariés de droit privé mais aussi public, ont besoin de structures syndicales interprofessionnelles. Le bassin d’emploi de Rennes génère de plus en plus d’injustices, aggravées par toutes les mesures anti sociales portées par le gouvernement. Souhaitez-vous qu’ils soient moins bien défendus par leurs syndicats dont les subventions de fonctionnement seraient supprimées ? Cela aurait inévitablement un impact sur l’efficacité de leur défense mais encouragerait aussi les comportements injustes voire illégaux de certains employeurs.

Ce sont aussi les salariés de la ville de Rennes et donc les usagers des services publics qui devront supporter la dégradation des conditions de travail à cause de budgets trop serrés. D’ailleurs, le périmètre du service public restera-t-il toujours le même où irons-nous vers plus de délégation au privé comme le laisser supposer une partie de la délibération ? Jamais les scénarios de mise en DSP n’ont démontré un intérêt financier pour la ville.

Ce sont aussi les usagers qui verront les tarifs de leurs services publics augmenter à l’instar des jeunes souhaitant s’inscrire au Conservatoire, dont les tarifs vont augmenter de 43 000€ en tout cette année.

C’est tout le vivre ensemble qui est impacté lorsque l’on diminue les budgets de fonctionnement des maisons de quartier, à l’instar de celle de La Touche ou du quartier St-Martin, ou des MJC à l’instar de celle de Cleunay ou de Brequigny.

Enfin, nous souhaitons rappeler une chose. L’austérité ce n’est pas seulement une baisse de la qualité de vie avec des services publics amenuisés, c’est aussi un contre-sens économique puisqu’une quelconque relance de l’activité est improbable lorsque le pouvoir d’achat des ménages est au point mort puisqu’ils doivent payer des services auxquels ils avaient auparavant accès gratuitement, ceux-ci étant financés par l’impôt, outil de répartition des richesses.

Nous voulons une municipalité de gauche qui s’engagerait à dénoncer les choix désastreux du gouvernement et appellerait la population à se mobiliser pour faire valoir ses exigences. Ainsi, nous construirions un véritable bouclier anti-austérité porteur de solidarités et de valeurs progressistes.

Ce sont pour toutes ces raisons Madame la Maire que s’il y avait un vote global, nous voterions contre le budget primitif.

 

Merci de votre écoute.