Une charte de la laïcité équilibrée, intervention de Yannick au Conseil Municipal du 19 septembre 2016

Voici nos commentaires sur la charte de la laïcité. Malgré quelques manquements cette charte, consultable ici, nous trouvons cette charte équilibrée.

La charte qui nous est proposée est le fruit d’un travail commun, bien élaboré et détaillé sur la base des principes législatifs et réglementaires qui régissent la question de la laïcité au sein de notre ville et d’un dialogue avec différents acteurs concernés. Nous profitons de cette intervention pour présenter nos excuses puisque nos impératifs professionnels nous ont empêchés de participer aux réunions du Comité consultatif alors que le sujet nous intéresse énormément. Le défi est réel. Les données démographiques et sociologiques changent. Les représentations évoluent, la symbolique se modifie.

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Biennale d’art contemporain : pas de financement public pour une initiative privée ! Intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 19 septembre 2016

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Madame la Maire, chers collègues,

C’est avec regrets que nous votons en défaveur de cette délibération. En effet, vous vous en doutez, ce n’est pas contre la biennale d’art contemporain que nous nous situons, bien au contraire nous soutenons toujours les projets culturels, d’autant que celui-ci, avec 40 000 visiteurs, emporte une réelle adhésion des Rennais.

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Nouvelle transgression du principe de laïcité, intervention de Yannick au Conseil Municipal du 23 mai 2016

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Mme la Maire, chers collègues,

Cette délibération nous invite à financer les travaux immobiliers et techniques relatifs au bâtiment hébergeant le Centre Culturel Islamique du Blosne. Il s’agit d’une aide à hauteur de 300 000 euros. Comme nous l’avons déjà évoqué, discuté, argumenté, notre vision de la laïcité nous conduit à nous opposer au financement public d’associations cultuelles même si ici le terme culturel masque cette réalité.

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Recours au mécénat privé pour financer les activités culturelles : trop de cadeaux ! Intervention de Yannick au Conseil Municipal du 14 mars 2016

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Madame la Maire, chers collègues,

Nous intervenons sur ce sujet du mécénat culturel car de notre point de vue il n’est pas légitime que les mécènes perçoivent des contreparties à leurs dons pour les établissements culturels rennais que sont le Musée des Beaux-arts, l’opéra, les archives municipales ou encore les bibliothèques.

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Pour un enseignement du breton qui ne remplace pas l’école publique ! Intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 18 janvier 2016

breton3Madame la Maire, chers collègues,

Nous souhaitons intervenir au sujet des financements des 2 associations d’enseignement de la langue bretonne que sont Diwan Bro Roazhon (délib 7) et Skol am Emsav (délib 8).

Nous voterons défavorablement à la première et favorablement à la deuxième.

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« Rennes n’a jamais parlé breton », intervention de Yannick au Conseil Municipal du 23 novembre 2015

Avec le Parti Radical de Gauche, nous sommes les seuls à avoir voter défavorablement au Plan linguistique breton, voici pourquoi.

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Madame la Maire, chers collègues,

Cette délibération est en ce qui concerne la volonté de déploiement de la langue bretonne à Rennes très ambitieuse. Au delà d’une politique d’augmentation du nombre de locuteurs potentiels, de 700 à 1200 élèves d’ici 2020, c’est une généralisation de la présence de cette langue qui est mise en œuvre. Je cite par exemple des messages oraux dans le métro, la création de documents administratifs bilingues, la présence des deux langues sur la signalétique urbaine. Cela nous interroge avec force. La capacité à pouvoir apprendre une langue est légitime, à en intérioriser la culture qu’elle induit aussi. Par contre sa présence systématique sur de nombreux points d’usage n’est pas acceptable. Ainsi nous imposons aux Rennais une langue qui n’y a pratiquement jamais été parlée. A la chute de l’Empire romain le breton s’est certes imposé en Bretagne mais plutôt en Basse Bretagne. Rennes a plutôt, dès le IX ième, siècle été le promoteur de la langue romane. En agissant ainsi, sur la capitale de la région de Bretagne, nous imposons une langue. Cette langue est certes une langue historique, riche d’histoire et de culture. Mais la question est –elle vraiment là. L’Europe (l’UE) pousse à la régionalisation, au développement des particularismes non pour simplement les respecter mais pour les inscrire comme champs et éléments politiques majeurs de son action. Un accroissement du morcellement des nations est en œuvre. Or, nous le savons tous, nous n’avons plus que jamais besoin d’une République forte, unie, aux pratiques internes à caractère universel. Ce projet est à nos yeux en contradiction avec cela. Rennes est une ville à vocation internationale, c’est l’une des ses force et de ses fiertés. Il serait plus légitime et opportun de nous interroger sur les moyens mis en oeuvre pour apprendre le français aux étrangers, aux migrants que nous accueillons ou que nous allons accueillir. Nous voterons donc contre cette délibération.

Merci de votre écoute.

Pas de mission de service public à des associations religieuses, intervention de Yannick au Conseil Municipal du 29 juin 2015

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Madame la Maire, chers collègues,

Cette délibération, ainsi que plusieurs autres dans l’ordre du jour de Conseil, notamment les délibérations 45 et 109, montrent une nouvelle fois qu’il y a un réel problème de laïcité dans les politiques publiques rennaises. Ces politiques, bien que légales, ne respectent pas l’esprit de la loi de 1905.

Comme c’est le cas régulièrement, malheureusement, nous nous apprêtons tout à l’heure à verser des subventions à des associations clairement religieuses comme l’action catholique des enfants d’Ille-et-Vilaine, les Scouts unitaires de France, ou encore l’association de femmes musulmanes Al Houda. Ces subventions s’élèvent à plusieurs milliers d’euros.

Mais encore plus embêtant, la délibération que nous sommes en train d’étudier propose d’établir un contrat de mission avec l’Association des Scouts et Guides de France pour une durée de 3 ans pour un montant de 20 000€. Les missions seront notamment de favoriser les jeunes à construire leur personnalité ainsi que leur formation à la citoyenneté. Ce n’est pas aux mouvements religieux de s’occuper de cette mission puisque ce sont des organisations prosélytes. Il ne vous viendrait pas à l’idée de demander au Front de Gauche de favoriser les jeunes à construire leur personnalité n’est-ce pas ? Il en va de même pour les Scouts ! Un simple tour sur leur site internet suffit pour le prouver puisqu’il y est notamment expliqué que le projet éducatif inclut « La découverte de Dieu et la proposition de la foi catholique ». Chaque personne peut faire le choix de rejoindre les Scouts mais ce n’est pas le rôle de la puissance publique que de leur donner une mission éducative ni de les subventionner.

Alors que les évènements de janvier dernier ont entraîné un regain d’intérêt pour la laïcité avec notamment la constitution, nécessaire, d’une commissions consultative sur ce sujet, nous aimerions que désormais cette valeur fondatrice de la République ne reste pas un mot creux.

Merci de votre écoute.

Privilèges pour la Caisse d’épargne … Pour un financement public de la culture, intervention de Yannick au Conseil Municipal du 11 mai 2015

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Madame la Maire, chers collègues,

Cette délibération propose une convention de mécénat entre l’opéra de Rennes et la Caisse d’épargne. La banque donnerait 20 000e à l’opéra de Rennes pour son spectacle « La Cenerentola » en échange de divers privilèges.

De manière assez classique il est demandé que le logo de la Caisse d’épargne figure sur les supports de communication de l’opéra pour ce spectacle ce qui peut s’entendre.

Mais la banque exige également 50 places en première série pour ce spectacle, 5 accès VIP, 20 places en première série pour d’autres spectacles ainsi que la gratuité de la location du foyer public de l’opéra  pour y tenir une réception.

L’objectif du service public de la culture est, vous en conviendrez, de permettre à tout un chacun d’y avoir accès quelques soient ses revenus à égalité avec son voisin. Il n’est donc pas acceptable que des spectateurs, fussent-ils employés ou clients de la Caisse d’épargne, bénéficient de privilèges de la sorte.

Nous applaudirions un don de la Caisse d’épargne fait dans une logique philanthropique, nous ne pouvons a contrario pas accepter une démarche clientéliste.

 

Merci de votre écoute.

Intervention de Yannick sur le financement des lieux de culte, Conseil Municipal du 11 mai 2015

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Pour commencer nous souhaitons rappeler que les religions ont certes une visibilité importante mais il faut aussi en relativiser le poids. Une enquête récente (Le Monde du 08 mai 2015, enquête mondiale Gallup de 2012), indique que 63% des français ne s’identifient dans aucune des religions. 29 % d’entre eux se déclarent athées.

L’aide proposée par la Mairie, est motivée par la réalisation d’actions pédagogiques et culturelles sur la nature, le sens des religions. À ce titre, nous considérons que ce type d’action basé sur la connaissance des références spirituelles de l’autre, doit conduire à une plus grande tolérance. Cette politique d’ouverture et de connaissance des religions est légitime. En ce qui concerne par exemple l’islam, la lutte contre l’islamophobie est pour nous un impératif majeur au même titre que la lutte contre tous les racismes.

Par ces deux délibérations la Ville de Rennes propose d’aider financièrement deux associations en lien avec des institutions religieuses. Il s’agit du Centre Culturel Avicenne et du Centre Culturel Bouddhique. La valeur locative annuelle du centre Avicenne est de 28 530 euros et celle du centre culturel bouddhique est de 16 530 euros. Le montant qui sera facturé pour les loyers au final à ces deux associations est de 2400 euros /an pour chacune soit 8,4 % de la valeur locative pour Avicenne et 15% pour le centre culturel bouddhique. Cet écart peut surprendre. Ces institutions ne paieront que 10% des fluides.

La part relative consacrée à la seule religion, au sein de ces institutions, est elle de cet ordre ? Il est permis de douter que la part de l’activité culturelle non-religieuse de ces centres soit respectivement de 91 et 85%.

Il est donc bien question ici de financer le cultuel et non le culturel.

Par ailleurs, nous considérons que l’enseignement du fait religieux, de son histoire, de ses valeurs spirituelles ne doit pas relever d’institutions pour lesquelles cet enseignement n’est pas et ne peut être neutre.

Les élus FdG rappellent leur attachement aux principes de la laïcité et au fait, comme il est indiqué dans le texte, que «  la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Ce principe est essentiel. Les votes de notre groupe, par le passé, sont sans équivoque.

Au regard de ces arguments nous voterons contre ces deux propositions.

 

 

 

 

Création d’un comité laïcité, bonne idée ! Intervention de Y. LE GARGASSON au Conseil Municipal du 9 mars 2015

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Me la Maire, chers collègues,

La municipalité a décidé l’installation d’un comité Consultatif sur la laïcité. Cette décision fait suite aux évènements de Janvier. Au delà de ces actes terroristes abjects et racistes, la question de la laïcité a été très rapidement au centre des débats et des préoccupation.

Vous avez raison, cette question est essentielle. La laïcité est à la fois une valeur et un mode d’action politique concret. Au cours des débats et des interpellations politiques qui ont suivi ces attentats, la notion de communauté est apparue avec force. Les citoyens ont souvent, trop souvent, été sommés de réagir au nom de leur supposé appartenance à une communauté. La construction des ces communautés réelles mais aussi souvent imaginées est une altération de notre principe républicain et universel. Les notions de classes sociales, de combats sociaux, politiques dépassent et doivent fracasser la notion d’appartenance communautaire. L’État, la loi doivent rester les bases exclusives de la légitimité. Il ne peut être question de règles par communautés qui seraient cautionnées par l’État et la Justice. Ni même comme le prévoit la réforme territoriale de législation par territoire.

Dans le texte, il y a je cite la phrase suivante «  la laïcité n’est ni une indifférence, ni une intolérance «. Oui la tolérance est fondamentale, par contre si ce n’est l’indifférence la distance est une nécessité. La laïcité n’est pas un arbitre entre les religions, elle est ailleurs et au dessus de ces particularismes. De même en garantissant les choix individuels, elle doit soustraire complètement les citoyens à toute prégnance communautaire.

Une démarche qui accorderait trop de poids aux acteurs religieux ne serait pas à la hauteur du défi qui attend notre République. Nous pouvons noter à ce propos les préventions d’une association comme la « Libre Pensée ».

Pour notre part et y compris avec nos questionnements nous approuvons, soutenons cette démarche. Nous y participerons.