Investir dans les alternatives à l’incinération plutôt qu’y engager à nouveau 83 millions d’euros. Intervention de Yannick au Conseil de Rennes Métropole du 30 mars 2017

Monsieur le Président, chers collègues,

Le contenu des travaux envisagés sur l’usine d’incinération et le montant de l’opération sont assez considérables. Les travaux concernent une restructuration massive de toutes les lignes de l’unité d’incinération de
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Compteurs Linky, laissons le choix aux habitants ! Intervention de Yannick au Conseil Municipal du 20 mars 2017

Cette prise de position intervient après la présentation du vœu suivant par le groupe écologiste. 

 

Madame la Maire, chers collègues,

Le sujet des compteurs communicants, appelés « Linky », demande de la nuance. Nous ne sommes ni de ceux qui accueillent les innovations technologiques comme des révolutions qu’il faudrait valoriser à tout prix, ni de ceux qui refusent toute évolution de ce type pour des raisons philosophiques.

Cependant, force est de constater Lire la suite

La collectivité doit prendre en charge l’eau chaude et le chauffage du squat de la Poterie, déclaration politique de Jean-Paul au Conseil Municipal du 10 octobre 2016

Vous trouverez ci-dessous notre déclaration en faveur d’une aide pour les personnes occupant le squat de la Poterie et un très bon dossier réalisé par l’association Un toit c’est un droit qui relate les enjeux autour de ce squat.

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Madame la Maire, chers collègues

Notre demande concerne le sort des 160 personnes migrantes dont une cinquantaine d’enfants qui occupent l’ancienne maison de retraite de la Poterie. Une décision de justice a été rendue en leur faveur pour un maintien de 6 mois. Lire la suite

Article d’Alter1fo sur l’affaire Bagelstein

Prison ferme dans l’affaire Bagelstein : «Il fallait faire un exemple, punir des jeunes, marquer les esprits»

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Bonjour et bienvenue dans le monde merveilleux de Bagelstein !

Cette enseigne qui multiplie les franchises à travers la France – plus de 100 nouvelles ouvertures prévues en 2016[*] – vend ses bagels à grands renforts de publicités souvent vulgaires et nauséabondes sur les femmes et les personnes homosexuelles. Un cynisme marketing érigé en stratégie que les fondateurs de la marque assument et revendiquent pleinement[*]. Tandis qu’à Paris, la mairie dénonce[*] ce marketing aux propos « sexistes et homophobes », quatre étudiants venus faire les curieux sur ces textes affichés partout dans cette sandwicherie  ont été condamnés à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Rennes suite à une altercation avec le gérant du magasin. Prison ferme pour « violences en réunion lors de manifestation sur la voie publique ». Prison ferme pour des jeunes  hommes aux casiers judiciaires vierges. Prison ferme comme « ferme-ta-gueule, circulez-y-a-rien-à-voir ! ».

A la veille d’une conférence de presse organisée par le comité de soutien « 4 jeunes en prison« , nous avons discuté avec Sébastien, le père d’Amaël, un des  jeunes incarcérés ayant écopé de la plus lourde peine (3 mois). L’homme que nous avons rencontré est combatif avec une volonté farouche de rétablir certaines vérités et de dénoncer le contexte dans lequel les sanctions ont été prises.

Entre conviction et émotion. Interview.

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► Alter1fo : Comment êtes-vous mis au courant de l’arrestation de votre fils ?

Sébastien (Père d’Amaël) : « Le 26 mai en fin de journée mon ex-femme m’informe par sms que mon fils est en garde à vue pour faits de violence. J’arrive à me renseigner et j’apprends que mon fils fait partie d’un des 4 jeunes impliqués dans l’agression d’un commerçant rennais. Je me rencarde auprès de la police et on me laisse croire que cela été très violent, raison de leur arrestation. A ce moment-là, j’hallucine, je ne peux y croire. Mon fils fait du théâtre et est apprécié de tout le monde, il ne supporte pas l’injustice depuis tout petit. Je passe alors une nuit difficile et compliquée… »

► Pour les 4 jeunes hommes, ce sera alors la comparution immédiate dès le lendemain.

Sébastien : « La connaissance que j’ai de par mes expériences professionnelles est qu’une comparution immédiate pouvait être une bonne chose dans cette situation. Il y a eu un emballement la veille, le traitement particulier de Ouest-France qui parlait d’activistes, la comparution immédiate aurait pu permettre de discerner le vrai du faux rapidement. Je décide dans un premier temps de ne pas aller au tribunal parce que je ne voulais pas marquer dans la mémoire de mon fils ma présence à son procès, ni marquer dans la mienne sa présence dans le box des accusés. Cela peut être traumatisant. Le jour du jugement, le 27 mai, mon ex-femme m’envoie un sms pour me dire que le procureur requiert 8 mois de prison dont 4 mois fermes et là, je suis de nouveau abasourdi. Habituellement dans ce genre d’affaires, les procureurs sont assez timorés car ils savent que le dossier reste fragile et que les juges ne suivent pas forcement leur réquisitoire. Je décide alors d’aller au tribunal, n’ayant aucun doute sur la tournure des choses, le Ministre de l’Intérieur avait promis la fermeté, nous y étions, et mon fils allait en faire les frais. »

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► Vous arrivez alors dans la salle d’audience. Qu’est-ce que vous découvrez à l’intérieur ? Comment est l’ambiance ?

Sébastien : « J’arrive au tribunal et j’ai l’impression d’assister à une pièce de théâtre : 4 jeunes au demeurant sympathiques sont dans le box, comme des criminels, une victime qui va bien, qui semble presque gênée de les voir tous les 4 ici pour si peu de choses, un juge dans une caricature du juge avec à ses côtés deux assesseures, j’ai l’impression d’assister au jugement de dangereux criminels. L’avocate de mon fils fait une plaidoirie brillante bien qu’elle ait été commise d’office, elle replace l’affaire dans la réalité, à savoir une simple action de curiosité pour une sandwicherie dont la communication défraye la chronique au niveau national, un patron qui s’énerve, une situation qui dégénère un peu. Le juge balaye ses arguments et affirme qu’il s’agit d’une action liée aux manifestations, nuisant aux commerçants du centre-ville qui en ont ras le bol, de manifestations qui usent tout le monde… J’avais l’impression d’entendre le procureur parler. »

► Le verdict tombe : prison ferme pour tout le monde…

Sébastien : « Le jugement est rendu, trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour mon garçon. Une sévérité hallucinante. Je n’ai pu m’empêcher d’applaudir le juge tellement c’était ridicule, en criant « Bravo !», c’était physique, un réflexe non contrôlé, comme on applaudit un très bon acteur au théâtre. Je me suis fait sortir de la salle. J’étais très en colère, c’est impossible de ressentir autre chose. Humainement parlant, c’était très dur. Avant d’assister à l’audience j’étais même en train de me dire « j’espère qu’il ne va pas y avoir une relaxe, personne ne comprendrait, qu’il va y avoir un rappel à la loi ». En arrivant à l’audience j’ai compris ce qui se passait, il fallait faire un exemple, punir des jeunes, marquer les esprits. Il faut imaginer la violence du choc pour un parent. Amaël et ses copains sont restés calmes, ils ne semblaient presque pas surpris, moi je ne suis pas certain que j’aurais pu rester calme. Et encore, j’étais à ce moment loin de connaitre la vérité sur cette affaire. Ils sont partis dans la foulée, embarqués comme de dangereux criminels. Tout le monde a été choqué, même les avocats. C’était une ambiance bizarre, entre incompréhension et larmes… Et grande colère pour moi, car j’ai une certaine connaissance des fonctionnements de mon pays, et voir ces 4 jeunes partir en prison était aussi grotesque que choquant. »

► Comment expliquez-vous ce jugement plus que sévère de la part de Nicolas Léger, vice-président du tribunal et président de la juridiction interrégionale spécialisée ? Même le gérant de la sandwicherie semble abasourdi devant les proportions prises par cette affaire (voir ses propos dans les inrocks[*])  ?

(NDLR : Pour rappel, Nicolas Léger fut le président du tribunal correctionnel de Rennes lors du procès des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger suite à la mort par électrocution de deux adolescents à Clichy-Sous-Bois. Procès qui s’est terminé par une relaxe pénale définitive pour les policiers.)

Sébastien : « Le procureur a instruit le dossier sous l’angle de « Violence en réunion dans le cadre d’une manifestation » et l’ensemble du jugement a été rendu sous cet axe-là, ce qui permet d’aggraver les peines. Sachant que Bernard Cazeneuve s’était déplacé à Rennes quelques temps auparavant, je pense que le procureur a fait plaisir au ministre et que le juge s’est fait aussi plaisir. Bref, c’était un contexte totalement pourri. »

(NDLR : Lors de sa visite à Rennes le 15 mai, Bernard Cazeneuve avait déclaré : « Il y aura d’autres convocations devant les tribunaux. Je le dis, ici à Rennes la fermeté sera totale[*] »)

► Vous diriez aussi que médiatiquement l’affaire a été biaisée ?

Sébastien : « Le traitement par Ouest-France a été lamentable. Il fallait communiquer de manière intelligente en disant simplement la vérité sur ce qu’il s’était vraiment passé. Non, mon fils et ses camarades ne sont ni des activistes ni des féministes et cela n’a rien à voir avec la manifestation contre la loi travail. Oui, il y a eu une altercation, mais très mineure contrairement à ce qui a été dit et écrit dans ce journal. C’est d’une triste banalité. Va-t-on en prison pour des faits aussi petits ? Chacun sait que non. Mais voilà, à force de montrer des images de dégradations et des photos de casses prononcer une peine de prison apparaît juste comme ‘normal‘. C’est ce qu’on appelle les biais cognitifs, les esprits sont préparés afin de ne pas risquer de soulèvement. »

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► Très vite, des manifestations de soutien ont lieu que ce soit dans la rue, sur facebook ou à travers des communiqués comme ici. Une pétition a même déjà recueilli presque 8000 signatures. On doit se sentir moins seul du coup dans votre combat, non ?

Sébastien : « C’est énorme. Je peux à peine en parler tellement cela fait sens. Cet élan qui entoure cette cause-là est noble et je trouve qu’il y a une superbe énergie. Il y a comme une forme de communion qui donne du sens à beaucoup de chose. Je fais un parallèle avec le mouvement social Nuit Debout et malgré tout l’amateurisme qu’il y a derrière, c’est à dire que l’on se rend compte qu’avec peu de moyens, on peut faire beaucoup et qu’à plusieurs, on peut être puissant. Tu m’étonnes que cela ne plaise pas ! »

► Depuis le 27 mai, date du jugement, avez-vous revu votre fils ?

Sébastien : « Je l’ai vu hier pour la première fois (NDLR : interview réalisée le 23/06/2016). J’attendais dans un parloir où les deux côtés possèdent une porte, je ne savais pas de quel côté il allait arriver, puis j’ai d’abord vu une main qui me faisait signe. C’était lui. On s’est alors pris dans nos bras et j’ai eu besoin de lui dire que je l’aimais et que je ne le jugeais pas avant toute chose. Il va assez bien, il lit et écrit beaucoup. Lui n’a pas changé mais mon regard, oh que oui ! Je le vois dorénavant comme un homme avec une grande force et une grande dignité, force que je ne crois même pas posséder moi-même. Notre entrevue n’a pas duré longtemps… une heure qui est passée très vite, avec tant de choses à nous dire. Je ne voulais pas m’éterniser, car sa place n’est pas en prison, et ce n’est pas en prison qu’on devrait voir son fils lorsque ce dernier n’a rien fait qui justifie cela, mais je voulais dans le même temps rester près de lui le plus longtemps possible. En tout cas, on a de la chance qu’il le vive assez bien. Vous imaginez ce que cela peut créer pour un jeune de 19 ans d’être en prison pour de mauvaises raisons ? De savoir qu’il est privé de liberté parce que le pouvoir politique a voulu faire un exemple ? Vous imaginez comment cela peut être violent ? ».

► Demain vendredi 24 juin se tiendra une conférence de presse du comité de soutien qui vient de se créer. Pouvez-vous nous en parler ?

Sébastien : « Plusieurs personnes ont souhaité créer un comité de soutien aux quatre jeunes incarcérés. Il s’agit d’hommes et de femmes issus de la sphère privée et des acteurs associatifs, militants, certains engagés en politique. Ils n’acceptent pas qu’on en soit arrivé à mettre en prison à Rennes des jeunes pour ces raisons et se sont engagés pour faire valoir leur point de vue, sensibiliser le public à cette situation, et soutenir les 4 jeunes ainsi que leurs proches. J’approuve pleinement cette démarche engagée et citoyenne.

Pour ce qui me concerne, avec d’autres personnes en France nous réfléchissons à la constitution d’un collectif qui va bien au-delà de la seule affaire Bagelstein. En effet, il existe ce même genre de problématique à Amiens, Toulouse, Lille, Nantes où l’État instrumentalise ses outils comme la justice par exemple pour museler l’expression citoyenne lorsque celle-ci représente un danger face à l’équilibre du système établi. Attention, nous ne sommes pas ici dans la théorie du complot : ce sont des situations qui existent, que nous connaissons. Globalement, ce collectif pourrait être national afin que la parole de nos jeunes et d’autres puissent être entendues pour ce qu’elles sont vraiment et non plus bridées par certains pouvoirs. Je ne suis pas militant habitué des mouvements sociaux, mais là la coupe est pleine.

Avant cette affaire je voyais les mouvements sociaux comme des perturbations pénibles, je comprenais les déploiements des forces de police, je comprenais presque qu’il y ait des manifestants/casseurs blessés. Après tout ils cassaient. Ils bloquaient tout et trop de choses. Depuis l’affaire Bagelstein et l’obligation dans laquelle j’ai été de faire mon enquête pour connaitre la réalité, je découvre des situations très inquiétantes. J’ai été choqué de ce que j’ai pu apprendre, de la manipulation de certains journaux. Nous recueillons des faits précis, souvent très éloignés de la réalité, montés en épingle pour satisfaire des stratégies politiques. Le point de départ est la situation de ces 4 jeunes, dont mon fils. Nous découvrons qu’ailleurs, en France, il peut aussi se passer la même chose. Ce n’est pas acceptable. Il est temps d’ouvrir les yeux avant que la situation ne s’aggrave plus encore. J’ai conscience désormais qu’en disant tout cela je prends un risque pour ma vie et ma liberté. Mais quel citoyen français ou européen serais-je si, maintenant que j’ai découvert ces réalités, je me taisais de peur de finir en prison ou d’être sanctionné par la justice, simplement pour avoir dit la vérité ?. »

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© Copie ecran http://4jeunesenprison.com – décompte avant date de sortie

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Tarification sociale des transports à Rennes Métropole, un vrai pas vers la gratuité …

La nouvelle grille tarifaire des transports du Réseau Star de Rennes Métropole a été totalement revue et votée lors du Conseil de Rennes Métropole du 25 février 2016. Malgré un empêchement professionnel incontournable l’empêchant de siéger, c’est une mesure pour laquelle Yannick aurait voté favorablement.

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La nouvelle grille tarifaire des transports du réseau Star sur Rennes métropole entrera en application en janvier 2017.

Jusqu’aujourd’hui l’abonnement était soit gratuit pour toute personne seule gagnant en-dessous de 976€ de revenus par mois (1371€ pour un couple, 1650€ pour un couple avec 2 enfants …), soit payant en plein tarif. Lire la suite

Nous avons testé …. RenCitéZen !

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RenCitéZen est nouveau dispositif mis en place par la Ville de Rennes depuis la fin du mois de septembre 2015. Il s’agit d’un centre d’appel dans lequel travaillent douze agents pour répondre aux appels des Rennais qui constatent un trouble à la « tranquillité publique ». Il y a également un formulaire en ligne et une application smartphone qui permettent de faire les mêmes constatations.

La « tranquillité publique » est une notion vague. Le site de Rennes Métropole donne plusieurs exemples en évoquant « des lampadaires défectueux, des dégradations, graffitis, déchets laissés à l’abandon, nids de poules, frelons asiatiques, nuisances sonores, etc ». Le formulaire en ligne propose le signalement des troubles à la tranquillité publique suivants :

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Ce dispositif est contesté par plusieurs associations à l’instar du collectif Place à défendre, qui y voit là un outil de délation.

Nous avons donc essayé d’appeler le numéro indiqué en prétextant avoir vu un homme alcoolisé Place Hoche qui « parlait tout seul et allait de-ci, de-là ». La réponse de la personne a été de nous proposer de nous mettre en relation avec la Police Municipale, ce que nous avons décliné en expliquant qu’aucun délit n’avait été constaté, qu’il s’agissait juste de prévention, que la Police Municipale ne méritait pas d’être contactée pour cela, que nous pensions que c’était RenCitéZen qui était le plus adapté dans ce cas de figure. L’agent a insisté pour nous mettre en lien avec la Police Municipale, nous avons à nouveau décliné avant de mettre un terme à la conversation.

Le service RenCitéZen prend donc en charge les signalements concernant les faits (éclairage défectueux, déchets sur la voirie …) mais aussi les personnes. C’est là que le bât blesse. L’idée d’avoir un service rapide, accessible pour régler les petits désagréments du quotidien est intéressante ; cependant il y avait une ligne rouge à ne pas dépasser, le traitement des désagréments liés à des personnes, c’est pourtant le cas. En effet, la ville n’a pas à inciter les citoyens à dénoncer d’autres citoyens, c’est la porte ouverte à tous les abus. Notre expérience nous montre que les agents, à la place de répondre que les désagréments liés aux personnes ne sont pas de leur ressort, n’hésitent pas à traiter le sujet, en l’occurrence en mettant en lien avec la Police Municipale.

Par ailleurs, ce dispositif comporte un problème de droit à l’image. En effet, il est possible de joindre une photo à un signalement mais il n’est nulle part mentionné qu’il est prohibé de diffuser une photo d’une personne sans son consentement.

Le dispositif RenCitéZen doit donc être revu pour se cantonner aux problèmes de faits et non de personnes.

Le cumul des mandats, poison de la démocratie

Madame la Maire, Nathalie Appéré, qui vient d’être nommée Présidente de l’Agence Nationale pour l’Habitat persiste dans le cumul des mandats (cf schéma ci-dessous), au même titre que quelques conseillers municipaux de son groupe depuis les dernières élections départementales. Nous condamnons ces pratiques et tenons à rappeler notre attachement au mandat unique.

Pour bien effectuer son travail d’élu, local comme national, il ne faut avoir qu’un seul mandat. On ne peut pas approfondir les dossiers, faire le travail de représentation, rencontrer des acteurs locaux, rendre des comptes à la population en ayant plusieurs mandats, même avec l’aide de plusieurs assistants.

Le cumul des mandats oblige l’élu à se confiner dans une sphère institutionnelle, allant de conférences en réunions, d’une Assemblée à une autre, en perdant peu à peu prise avec la réalité.

Parce que rendre des comptes ce n’est pas que dresser un bilan tous les cinq ou six ans ; parce que être sur le terrain ce n’est pas que faire des « marches exploratoires » de temps à autres dans les quartiers.

Vous ne nous verrez  donc pas  comme candidat aux élections départementales, régionales ou législatives tant que nous serons Conseillers Municipaux et Métropolitains. Notre attachement à la qualité de vie démocratique, respectueuse des citoyen-nes, passe aussi par le mandat unique. C’est pourquoi nous avons également signé la charte « anticor ».

Jean-Paul TUAL et Yannick LE GARGASSON.

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