Soutien aux salariés du Centre Hospitalier Guillaume Régnier victimes eux-aussi de l’austérité

Des professionnels  du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes,  soutenus par le syndicat SUD, sont en grève reconductible,  depuis le 07 Novembre. Leur grève concerne la qualité de la prise en charge des patients et  les conditions de travail à l’intérieur de l’hôpital.

Du fait d’une politique d’austérité lourde conduite depuis plusieurs années au sein des hôpitaux publics, le nombre de lits d’hospitalisation diminue, celui des structures de prise en charge psychiatrique également.   Or, les besoins de santé en psychiatrie croissent avec l’augmentation du nombre d’habitants de la région de Rennes, notamment dans un contexte de crise sociale et économique.  Les professionnels hospitaliers en grève condamnent la dégradation des conditions d’accueil et de prise en charge des patients avec, par exemple, l’hospitalisation de personnes dans des lits affectés à des patients sortis momentanément, ou l’admission sur des fauteuils dans l’attente de la libération d’un lit. De plus, l’insuffisance de moyens humains  entraine l’allongement des délais d’attente pour que les patients puissent recevoir des soins, en pédopsychiatrie notamment.

Ce mode de fonctionnement entraine de mauvaises conditions de travail. Les professionnels souffrent de l’accroissement de la charge de travail de tous, médecins, internes, soignants et d’un manque d’effectif qui leur permettrait  de mieux accomplir leurs missions de soins. La situation dans les services est très tendue. Les cas de violences liés à ce contexte augmentent. Ils constatent la nette progression du taux d’absentéisme alors que ce taux était censé diminuer, selon la direction, suite à la suppression en 2015 de cinq jours de congés de RTT. Ils réclament sur ce point des chiffres précis. Il y a, par ailleurs, de plus en plus de professionnels sous statut contractuel précaire.

Le Gouvernement, qui estime que 30% des dépenses de santé sont injustifiées et qui va en 2018 diminuer de 3 milliards d’€ les moyens de l’hôpital, nie violemment et de façon irresponsable cette réalité. La qualité de la prise en charge des patients est essentielle pour les soignants du CHGR. C’est la raison majeure de leur combat.  Cela nécessite d’urgence la création  de 15 postes de remplacement, de 20 lits comme cela existait antérieurement et le retour à 20 jours de congés RTT. Il faut soutenir leur combat, il est important pour l’avenir de notre système de santé. Les élus du PG de la ville de Rennes sont aux cotés de ces travailleurs en lutte et de leurs syndicats.

 

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