Pour un centre-ville populaire, intervention de Yannick au Conseil Municipal du 19 septembre 2016

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La réhabilitation d’un centre ancien comme celui de notre ville est de fait une opération complexe, soumise à de multiples contraintes et exigences. Elle obéit à des nécessités impérieuses comme celles de la salubrité et de la sécurité. Située sur un lieu historique, symbole de l’image connue de la ville cette opération doit aussi perpétuer cette identité. Nul ne doit sous estimer cette complexité.

Parmi les impératifs mentionnés dans la délibération figure la diversification de l’offre de logements et le confortement de l’attractivité du centre-ville. Cette équation est essentielle.

Nous avons déjà fait connaître notre inquiétude quant à la hausse déjà ressentie des loyers induite par le projet EuroRennes dans le quartier de la gare, par exemple ou encore l’impact du projet du Centre de Congrès de la place St Anne sur l’immobilier situé dans son périmètre. Notre crainte porte sur le fait que les réhabilitations qui auront lieu dans ces immeubles n’induisent une hausse importante du coût d’accès au logement. Les personnes à revenu modeste (étudiants, travailleurs, personnes âgées) seraient ainsi exclues de fait de ce type de quartier. Nous en avons un exemple avec la reconstruction, après incendie des immeubles situés Place St Michel. Nous étions intervenus en ce sens en Conseil Municipal.

Au regard de l’ambition portée sur la période 2016 à 2023 pour le Centre Ancien, il est essentiel, impératif de faire figurer des objectifs en termes de logement à loyer modéré, accessibles par les catégories sociales populaires.

Il est vrai que la Ville et la Métropole ne sont pas les Maîtres d’Ouvrages de toutes ces opérations qui peuvent, in fine, relever de propriétaires particuliers. Elles ne peuvent donc être prescriptrices. Pour autant l’aide qui est apportée aux propriétaires, aux aménageurs, aux promoteurs doit être conditionnée par l’exigence de la présence de logements à prix abordable. A titre d’exemple sur la phase 2011 à 2016, l’aide apportée aux opérations immobilières du centre ancien ont été de 2,7 millions d’euros.

Au vu de l’ampleur des projets, des espaces impactés, 150 immeubles et plus de 20 000 m2 à réhabiliter, restructurer, ou reconstruire, il est donc important de se donner des objectifs précis pour ces catégories de logement.

A défaut nous participerons de fait à la gentrification du Centre Ancien, c’est contraire à notre histoire récente, aux valeurs et à la sociologie de Rennes. Ce serait une grave erreur.

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