Mobilisation contre la loi travail, continuons !

Le mouvement social contre la loi travail et plus globalement contre la confiscation du pouvoir par une absence totale de dialogue de la part du Gouvernement prend de l’ampleur. Il est vaste et il est riche d’idées, de créativité, de partage. Il revêt des formes plurielles comme Nuit Debout, la Maison du peuple.

A ce mouvement le pouvoir PS répond par la répression et le bâillonnement du parlement. La Maire de Rennes a demandé à l’Etat l’évacuation de la Maison du peuple occupée depuis le 1er mai. Cette évacuation a eu lieu tôt au matin le vendredi 13 mai. C’est le ferment d’une démocratie dynamique, sociale, solidaire, égalitaire que le PS et le Gouvernement veulent mettre à terre. Les consignes de répression dure et leur application systématique sont sans précédent depuis de nombreuses années. Il y des centaines de manifestants blessés ou pris à partie de façon indigne par les forces de l’ordre. L’usage des lacrymogènes et du matraquage est quasi systématique. Il y a des tirs tendus de flash ball (ou lanceur de balles de défense (LBD). Il y a très peu de sommations. A cette répression s’ajoute désormais l’interdiction de manifester collective ou individuelle. L’interdiction de la manifestation du 14 mai contre les violences policières n’a pourtant pas empêché la présence de 800 manifestants, Place Charles De Gaulle. Nous tenons par ailleurs à condamner l’interdiction de manifester faite par la préfecture à un militant Rennais, camarade du Front de Gauche.

M. B. Cazeneuve, le ministre de l’intérieur a déclaré lors de sa toute récente venue à Rennes, à la suite des incidents et des bris de vitrine ou de vitres (Mairie) de la soirée du vendredi 13 mai, qu’il ne fallait pas s’en prendre aux policiers du fait de leur uniforme ou de leur tenue. Nous sommes bien entendu d’accord. Mais nous disons à M. Cazeneuve qu’il ne faut pas que la répression physique s’en prenne aux manifestants du seul fait qu’ils soient manifestants. C’est pourtant bien le cas, à Rennes notamment.

Les détériorations de vendredi soir à Rennes sont le fait de quelques personnes qui n’ont rien à voir avec le mouvement social en cours. Ces actes le desservent fortement. Pour autant il ne faut pas céder aux manœuvres du pouvoir qui stigmatisent le mouvement de contestation de la loi travail en prétextant l’existence de ces incidents.

Le projet de loi travail est une violence sociale majeure, une agression réelle des conditions de travail et de vie des salariés. Le pouvoir, affaibli, s’enferme dans la répression systématique. Malgré cela, la mobilisation s’intensifie, avec notamment la mise en place d’actions de blocages économiques (rocades, ports, raffineries…), le projet de loi travail peut tomber du fait de cette mobilisation. Tout au cours de cette semaine, le 17 et le 19 mai entre autres, l’action continue avec force pour barrer la route à ce projet. Mobilisons nous !

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