Mairie de Rennes : un « pacte social » de mauvais augure.

Les syndicats de la ville de Rennes ont été avisés en juillet de la volonté de la mairie de leur proposer de signer un « pacte social ». Pour 2014, indépendamment du contenu de ce pacte, un plan non-négocié de 500 000 euros de réduction des dépenses de personnel a été annoncé. Le détail des mesures n’est pas connu à ce jour, il n’inclue pas les gels de postes déjà programmés cette année.

Cette première saignée est connue alors que pour les 5 années à venir, la direction des services a prévenu les syndicats de l’ampleur des baisses de dotation de l’Etat, à savoir 23 millions d’euros. Au plan national, la facture occasionnée par le « pacte de responsabilité » du gouvernement Hollande-Valls se monte à quelque douze milliard d’euros sur les 50 milliards de baisse globale de la dépense publique.

Nous avions interpellé (Front de Gauche et EELV) Nathalie Appéré lors du conseil municipal du 19 mai au sujet des conséquences extrêmement négatives du pacte de responsabilité sur les finances locales. Nous insistions sur le fait qu’elle avait signé avec une vingtaine de ses collègues socialistes un texte d’appui à l’orientation austéritaire de François Hollande. Depuis le gouvernement Valls II est arrivé et plusieurs députés d’Ille et Vilaine, dont la maire de Rennes, ont contresigné un « appel des 200 » qui approuve derechef la politique dite de « l’offre » c’est-à-dire de soutien aux entreprises (à leur « compétitivité ») au détriment du monde du travail et de ses revendications.

Le vote de la confiance à Manuel Valls par les élu(e)s PS ces jours derniers (moins une trentaine de « frondeurs » parmi lesquels aucun élu du département) est hautement symbolique après le discours devant les éminences du Medef à Jouy-en-Josas, les assauts du ministre Rebsamen contre les seuils sociaux et les chômeurs, les différents propos du nouveau ministre libéral de l’Economie Emmanuel Macron (sur les « illettrées » de Gad tout dernièrement) et on en passe.

Concernant le « pacte social » rennais, dont en comprend qu’il doit comporter un volet « mobilité » important, assorti des bien connus (dans tant d’entreprises restructurées) dispositifs de « mutualisation » et de « rationalisation » des services municipaux, notre positionnement politique ne saurait différer de celui qui est le nôtre au plan national. Nous sommes opposés à la politique d’austérité, d’abord parce qu’elle socialement injuste (au détriment des salarié(e)s), à coup sûr néfaste du point de vue de la qualité des services rendus à la population (des sous-traitances généralisées au secteur privé sont à prévoir) et de plus improductive au plan strictement économique (c’est la demande qu’il faut stimuler aujourd’hui).

Les syndicats de la ville de Rennes (et de la Métropole) alertent déjà sur la dégradation du service public. Nous seront à leurs côtés dans le combat contre l’austérité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s