Le national et le local, la cassure et la rupture.

En éliminant l’aile gauche de leur gouvernement d’une façon brutale le 25 août dernier, le Président et le Premier Ministre accentuent par un coup de force leurs options politiques et économiques de droite.

Les cadeaux au patronat ont commencé dès le début du mandat de François Hollande. Les atteintes à la sécurité de l’emploi et au renforcement du pouvoir social ont débuté en 2013 avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI). Les cadeaux financiers ont suivi : le Crédit Impôt Compétitivité pour 20 milliards et, plus récemment, le pacte de responsabilité avec 20 autres milliards de cadeau (Baisses de la CSG, de l’Impôt sur les sociétés, de cotisations). Tous ces efforts, ces reniements sont à sens unique. Le cabinet Hendersons Global Investisors vient de révéler en août 2014 que l’économie française est la championne du niveau d’augmentation de rémunération des actionnaires : plus 30,3% pour au total 30 milliards d’euros (dont 2,7 pour les actionnaires d’Axa et 1,2 pour ceux du Crédit Agricole). Les cadeaux servent les actionnaires, rien ne semble les empêcher de triompher et de se gaver, ni engagement moral des patrons, ni pression politique. P Gattaz était interrogé il y a quelques jours sur France Culture, au lendemain de l’intervention de M Valls à l’Université d’été du Medef. C’était clair, malgré tous les cadeaux, les soumissions, les discours, il ne s’engage sur rien, sauf sur une vague promesse de travailler la question de l’emploi. Ce même Gattaz s’est voté, il y a peu, une augmentation de sa rémunération. Le redressement productif n’est, on le voit, pas le souci du patronat. Tous les cadeaux n’y empêcheront rien. Le rapport de force avec la Commission européenne n’est pas non plus présent, c’est pourtant une condition essentielle au redressement industriel et écologique. Ce weekend encore à Bruxelles le renoncement était au rendez vous.

Les cadeaux ont bien sûr un prix. Ce sont le monde du travail et les classes populaires qui le paieront. Les économies sur les budgets des collectivités territoriales seront de l’ordre de 11 milliards, ceux des deux branches de la sécurité sociale de 21 milliards. La régression nationale entraine une régression locale. Le ticket de transport sur l’agglomération de Rennes augmente ce jour, 1er septembre, de 7%. L’agression sur le pouvoir d’achat est forte. Les relations sociales se dégradent. Le sort réservé par la Ville de Rennes aux migrants cet été en est la marque intolérable. Madame la Maire a signé, il y a quelques jours, avec 200 député(e)s de l’Assemblée Nationale un texte de soutien à la politique actuelle de M Valls. Ce choix entérine de fait les conséquences locales de la politique nationale qui est une cassure sans précédent. Les élus Fdg/PG de la Ville de Rennes et de Rennes Métropole appellent eux à une vraie rupture avec cette ligne qui nous conduit au désastre.

Les élus du Parti de Gauche à la ville de Rennes et Rennes métropole.

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