Explication de vote des élu-es d’Ensemble et Parti de gauche, membres du Front de gauche sur la réforme territoriale.

Le redécoupage des régions par François Hollande procède entièrement du « fait du Prince ». Le choix présidentiel, hors de tout débat démocratique, illustre bien la soumission totale du pouvoir à la logique de la Vème République. Il intervient dans un contexte de défaite électorale et joue aussi le rôle d’un écran de fumée par rapport aux enjeux de la politique d’austérité impulsée par le gouvernement Valls.Image

Cette réforme territoriale est cohérente avec le libéralisme économique qui préside au « pacte de responsabilité ». Il s’agit de soumettre le peuple français aux impératifs de la compétition mondialisée, en dessinant à la hâte et à la hache des territoires censés constituer des espaces concurrentiels. Ces régions redécoupées vont se voir attribuer des compétences exclusives en matière notamment de développement économique. Le rôle aménageur et redistributeur de l’Etat va s’en trouver amoindri. Alors que la situation sociale du plus grand nombre nécessiterait des politiques ambitieuses de péréquation entre régions, et un rôle accru de l’Etat en faveur de la demande publique, dans un souci égalitaire. Cela va de pair avec la promotion des métropoles qui vont être amenées à concentrer les investissements et les richesses, au détriment des services publics égalitaires entre territoires. L’injonction faite aux collectivités locales de relayer la politique d’austérité va entrainer une dégradation des services rendus à la population.

En Bretagne, le choix de conserver une région à quatre départements, sans la Loire Atlantique, s’opère sans consultation des populations concernées. L’unité culturelle, sociale et humaine de la Bretagne mérite un débat autrement plus ambitieux et large.

Nous demandons qu’un referendum soit organisé sur cette question régionale : c’est le minimum démocratique! La création de ces nouvelles régions, couplée à la disparition des départements, à la métropolisation, au plan d’austérité des 50 milliards d’euros est un nouveau déni de démocratie. Il va encore favoriser la désaffection des citoyens par rapport à la politique.

Face à ce danger, nous défendons la nécessité d’une vraie révolution démocratique, d’une VIème République.

Le voeu présenté par le groupe socialiste ne se distancie absolument pas de la démarche initiée par le président Hollande, aussi nous votons contre.

Le voeu présenté par le groupe écologiste est focalisé sur la question de la Bretagne à cinq départements, ce qui n’aborde qu’une facette du problème. Nous nous abstenons ou votons contre.

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